11 novembre 2018

CEREMONIE PACIFISTE DU 11 NOVEMBRE 2018

Plein succès du rassemblement pacifiste du 11 novembre 2018 à Villeurbanne, voir aussi https://www.youtube.com/watch?v=M_-_6EcBflU

 

2018 11 12 PROGRES ACTION PACIFISTE

2018 11 05 LE PROGRES 11 NOVEMBRE

2018 11 11 action pacifiste 10

 2018 11 11 action pacifiste 1 2018 11 11 action pacifiste 3  2018 11 11 action pacifiste 14 2018 11 11 action pacifiste 15 Chich 2018 11 11 action pacifiste 4   2018 11 11 action pacifiste 7
 2018 11 11 action pacifiste 2  2018 11 11 action pacifiste 5  2018 11 11 action pacifiste 6  2018 11 11 action pacifiste 9  2018 11 11 action pacifiste 11  2018 11 11 action pacifiste 12
    2018 11 11 action pacifiste 8 2018 11 11 action pacifiste 13    

CRAONNE MAI 2008

Rassemblement pacifiste du 17 mai 2008 à Craonne

 

Samedi 17 mai, un rassemblement pacifiste réunissait quelques centaines de personnes à Craonne pour demander la réhabilitation des fusillés pour l'exemple de la première guerre mondiale. Un car parti de Saint-Etienne récupérait à Lyon une douzaine de militants de la Libre Pensée du Rhône ainsi qu’un représentant de la Ligue des Droits de l’Homme, quelques autres de l'Ardèche et de la Haute-Loire. Un court arrêt à Dijon permettait à des camarades de la Côte-d'Or de nous rejoindre.
A Craonne (prononcer « Cranne », la diphtongue étant réservée pour la chanson), sur le plateau de Californie, le lieu même de la boucherie du Chemin des Dames où des hommes perdirent la vie par centaines de milliers, le maire et conseiller général de Craonne, Noël Genteur, accueillait les participants au rassemblement. Après avoir rappelé que le conseil général de l'Aisne avait voté une motion demandant la réhabilitation de tous les fusillés pour l'exemple, il nous lisait une lettre pleine d'émotion d'un poilu demandant à sa femme, dans l'horreur des tranchées, des nouvelles de leur petite fille qu'il n'avait jamais vue.
A la suite du maire, l'Association Républicaine des Anciens Combattants, la Ligue des Droits de l'Homme, l'Union Pacifiste et la Libre Pensée prenaient la parole pour demander que soient réhabilités les six cents hommes qui furent fusillés pour avoir refusé de mourir pour rien, sous les ordres d'une hiérarchie incompétente tenant pour nulle la vie humaine.
A l'issue du rassemblement, les participants étaient conviés à la projection du documentaire « Les Fusillés pour l'exemple ». La projection fut suivie d'un débat avec Alain Moreau, le réalisateur.
Les contraintes sur le temps de conduite des chauffeurs du car nous ramenant à Lyon ne nous ont malheureusement pas permis d'assister ensuite à la visite guidée des lieux de bataille faite par Noël Genteur.
La position actuelle du gouvernement est celle d'une réhabilitation, a minima, au cas par cas. La réussite du rassemblement de Craonne, à laquelle la fédération du Rhône a apporté sa contribution, est un élément important dans la démarche de réhabilitation de tous les fusillés pour l'exemple.

Cédric Mulet-Marquis

 

 

2018 04 AN II PACIFISME

PACIFISME AN II AVRIL 2018

 LE MONUMENT AUX MORTS PACIFISTE DE VILLEURBANNE (Rhône)

Le 11 novembre 1925 est inauguré un monument, à l’issue de trois années d’opposition « entre ceux qui voulaient condamnées explicitement la guerre et ceux qui ne le voulaient pas. » (Cf. la note historique publiée sur le site du Rize+ des archives municipales de Villeurbanne, à l’initiative de l’ALAMPR)

Le 14 février 1922, le Conseil municipal de Villeurbanne, présidé par le maire Jules GRANCLEMENT, militant fondateur, voulait ériger un monument pacifiste : « ... Il ne l’a pas pour perpétuer la mémoire de la guerre, mais celle de nos pauvres soldats morts. » « … un monument simple représentant la douleur et sur lequel ne seront inscrites, en dehors du nom des soldats morts, que des soldats morts, que des inscriptions contre la guerre. … L’inauguration du dit monument devra revêtir un caractère de démonstration de tristesse et non de fête. Seuls y prendront part, le Conseil municipal, les autorités civils et la population, à l’exclusion de tout élément militaire. … » Le maire précisant devant le Conseil municipal : …  le Conseil municipal ne pourrait se trouver en présence de généraux, surtout quand on est pas sûr qu’ils n’ont pas signé les exécutions de Vingré (*). » Les autorités militaires sont exclues et les autorités religieuses ne sont pas invitées.

 

Le 14 octobre 1922 : « Le Comité Villeurbannais du Monument aux morts, dominé par en collaboration avec l’administration municipale de Villeurbanne, a décidé de désigner, par la voie du concours, les artistes auxquels sera confiée l’exécution du monument qu’il se propose de faire édifier à la mémoire des Villeurbannais morts pendant la guerre 1914-1918. Le concours est ouvert entre tous les architectes et sculpteurs domiciliés depuis deux ans au moins, dans le département du Rhône. […] Le monument sera édifié dans le cimetière actuel de la Commune. […] Il devra symboliser le Souvenir et la Douleur. Il ne devra avoir aucun caractère militaire ni religieux et ne comporter aucune inscription contre la guerre. » (Archives municipale Villeurbanne, 1M130 : programme) C’est donc un monument pacifiste expression d’un compromis qui sera érigé grâce au financement largement majoritaire de

la population et inauguré le 11 novembre 1925 avec la participation importante de celle-ci. Inauguration dont la presse départementale ne rendra compte que d’une manière plus que limité, faisant le ‘’service minimum’’ devant l’installation dans ‘’l’ancien cimetière de Cusset’’ de Villeurbanne d’un monument expression de la volonté de la population, dans les années suivant l’immense boucherie que fut pour les peuples de tous les camps la guerre 1914-1918, de refuser le retour des guerres, à travers le mot d’ordre « Plus jamais ça ».

OUI, MAUDITE SOIT LA GUERRE

MAUDITES SOIENT TOUTES LES GUERRES

D’HIER ET D’AUHOURD’HUI, ARRET DES OPEX

(*) Le maire fait ici référence à six soldats fusillés pour l’exemple, à Vingré le 4 décembre 1914. Selon J.Y. Le Naour (Les Fusillés Editions LAROUSSE-2010) : le Général Villaret, commandant le 7e corps d’armée, avait ordonné, pour des soldats repliés : «la cour martiale […] pour l’ensemble de la demi-section […] qui fut exposée au coup de main de l’ennemi, soit vingt-quatre bonshommes ». Un choix arbitraire aboutit à ce qu’« on désigna six victimes au hasard sur les vingt-quatre ». Ils ont été réhabilités le 29 janvier 1921, comme une quarantaine, entre les deux guerres mondiales, sur les 639 exécutés entre 1914 et 1918.                                                                                               Xavier HYVERT, Président de l’ALAMPR.

 

invitation à l’Assemblée Générale

de l’Association Laïque des Amis des Monuments Pacifistes du Rhône

VENDREDI 18 MAI 2018 à 18 heures

Au Palais du Travail, Place Lazare-Goujon à VILLEURBANNE

Salle des conférences (2ème étage)

(Métro Ligne A > Station : Gratte-Ciel – Bus 69 > Station : Mairie de Villeurbanne - C26 > Station Verlaine 4 Août – Parking automobiles municipal à proximité)

 Lors de cette réunion, sera déterminé, le programme d’activité 2018-2019.

Nous définirons les rassemblements pacifistes que nous organiserons dans les 12 mois à venir.

Nous intégrerons dans notre réflexion le monument aux morts pacifiste de Villeurbanne de l’Ancien cimetière de Cusset qui vient s’ajouter à la liste des monuments pacifistes répertoriés dans le Rhône.

Nous définirons également, comment nous mènerons la campagne pour l’érection d’un monument en hommage aux fusillés pour l’exemple sur la ligne de front, l’appel des descendants des fusillés, initiatives de la Fédération Nationale de la Libre Pensée que nous soutenons.         

            Merci, de nous faire part de votre participation à cette réunion en envoyant un message par mail

à Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser. ou par téléphone ou sms au 06 76 09 86 44, ou par courrier au

24, rue Marcel Sembat 69100 VILLEURBANNE.

« Des innocents au poteau d’exécution, des coupables aux honneurs » [Monument de Saint-Martin-d’Estréaux]

C’est cette vérité, que nous mettons au jour et faisons connaître aux côtés de la Libre Pensée. Cette vérité décharge la mémoire des fusillés de l’accusation de lâcheté qui a pesé sur eux. Elle démontre qu’ils ont été les victimes des généraux fusilleurs. Des descendants de fusillés pour l’exemple nous font part de l'apaisement que leur apporte ce travail différent. Nous disons comme Pierre Brizon le 14 juin 1917 à la chambre des députés : « Avez-vous fait fusiller les généraux qui ont fait massacrer inutilement nos soldats au cours de l’offensive d’avril ? Je l’ai dit :« nous réclamons la même discipline pour les officiers et pour les soldats. Ne fusillez pas les généraux, je ne le demande pas. Mais ne fusillez pas non plus les soldats au nom de la discipline. »

RÉHABILITATION COLLECTIVE PAR LA RÉPUBLIQUE DES FUSILLES POUR L’EXEMPLE DE LA GUERRE 1914-1918

C’est un combat contre l’injustice : Ces soldats ont été victimes soit des Conseils de guerre spéciaux, où l’instruction était réduite au minimum, quand il existait, où il n’y avait pas de recours en révision, où les circonstances atténuantes n’existaient pas ; soit des Conseils de guerre « réguliers », où même avec quelques possibilités de défense, ils ont été condamnés, non pour un délit particulier, mais pour l’exemple.

Cela suffit pour légitimer leur réhabilitation qu’ont refusé les présidents de la République successifs, jusqu’à celui en exercice actuellement. C’est un combat pour la paix : ces soldats ont été fusillés pour terroriser leurs camarades, les contraindre à faire la guerre et accepter l’horreur de la mort.

Pourquoi, cent ans après, les Fusillés pour l’exemple ne sont-ils toujours pas réhabilités ? On ne peut guère s’étonner du refus de l’armée. La justice, les droits de l’Homme, la vérité ne pèsent pas lourd devant l’ordre, la raison d’État. Pourquoi les responsables politiques se dérobent-ils ? Comment pourraient-ils remettre en cause l’État-Major militaire et dénoncer ses crimes, comment honorer des pacifistes, quand on se fait les champions de la vente d’armes qui sont utilisées au Yémen et ailleurs, quand les dépenses militaires ne cessent de croître, quand on multiplie les opérations extérieures ?

C’est pourquoi nous soutenons l’initiative de la Libre Pensée d’élever un monument en hommage aux Fusillés pour l’exemple.

Un monument, qui les représentera, comme le dit Nicole AURIGNY, présidente de la Fédération de la Libre Pensée de l’Aisne, « au moment de leur mort, témoignera de leur martyre. Il sera à Chauny, ville de l’Aisne, sur la ligne de front. Occupée dès le 1er septembre 1914, cette ville a été systématiquement détruite en février 1917, par le bombardement, puis par le dynamitage rue par rue, maison par maison, avant d’être incendiée.

En 15 jours, il ne restait plus qu’un champ de ruines. Placée sur la ligne Hindenburg, elle fut le théâtre de vifs affrontements avant d’être libérée le 6 septembre 1918. Ce monument sera le symbole de l’injustice dont les Fusillés furent victimes, de leur réhabilitation par le peuple français, par les citoyens, puisque c’est une souscription publique nationale qui en aura permis la réalisation. La vérité de la guerre de 1914, écrite dans la pierre, permettra que l’on se souvienne et qu’on rende leur honneur à tous ces hommes. »

 Résultat de la bataille pour la réhabilitation que nous menons avec l’ARAC, le Mouvement de la Paix, L’Union Pacifiste, de nombreuses sections de la Ligues des Droits de l’Homme, de syndicats CGT et FO, fruit d’une souscription nationale, le monument exprimera le refus de la guerre, de toutes les guerres.

Ce monument rendra leur honneur aux victimes des Conseils de guerre

 SOUSCRIVONS POUR LE MONUMENT AUX FUSILLES POUR L’EXEMPLE A MAIZY, DANS L’AISNE, SUR LA LIGNE DE FRONT !

Ce monument national sera le symbole de l’injustice dont les Fusillés furent victimes, de leur réhabilitation par le peuple français, par les citoyens, puisque c’est une souscription publique nationale qui en aura permis sa réalisation.

Chèque à l’ordre de : « A.E.M.H.F.E. » (Association pour l’érection d’un monument en hommage aux Fusillés pour l’exemple)

Et à envoyer à : Fédération du Rhône de la Libre Pensée 7, rue Major-Martin 69002 LYON

2007 11 CHAPELANT

Réhabilitation du Sous-Lieutenant CHAPELANT.
.

Le 11 novembre 2007, pour la première fois depuis le 29 juin 1934, date du rejet définitif de la dernière demande de réhabilitation par la Cour spéciale militaire, la mémoire du sous-lieutenant Chapelant, martyr des tribunaux militaires, fusillé pour l’exemple le 10 octobre 1914, a été rappelée par le maire de sa commune natale, Ampuis dans le Rhône. Le journal Le Progrès du 11 novembre a consacré un bel article à l’événement.
Nous avons rencontré le 3 décembre, le maire, M. Gérard Banchet . Il nous a dit qu’il ne connaissait rien de l’affaire Chapelant avant qu’André Gerin, le député-maire de Vénissieux, lui communique la lettre qu’il venait d’adresser au président de la République pour demander la réhabilitation du fusillé. Les lecteurs de l’An II savent que l’heureuse initiative d’André Gerin a été sa réponse à la démarche décidée en direction des élus du département, le 8 mai 2007 devant le monument aux morts pacifiste de Villié-Morgon. Le texte suivant avait été adopté :

« Les participants au rassemblement du 8 mai 2007 devant le monument aux morts pacifiste de Villié-Morgon, à l’appel de l’ARAC, de la Ligue des Droits de l’Homme et de la Libre Pensée s’adressent à vous.
A la suite de la lettre adressée par les responsables nationaux de nos organisations, demandant la réhabilitation des fusillés pour l’exemple de la guerre 14-18, nous souhaitons mener une action particulière pour la réhabilitation du sous-lieutenant Chapelant, inhumé à Ampuis. Reprenant à notre compte le vœu adopté en sa faveur par le Conseil général du Rhône le 30 août 1923, nous demandons que soit définitivement effacée l’indignité attachée à Jean-Julien Chapelant à la suite d’un simulacre de procès. Nous nous joignons par cela à la démarche engagée à l’échelle nationale. Nous tenons à votre disposition toutes les informations nécessaires et vous prions de croire à notre attachement à la justice républicaine. »
M. le Maire nous a communiqué sa contribution qui va être publiée dans le Bulletin municipal de décembre en défense du sous-lieutenant. Il annonce :
« J’ai l’intention, d’ici quelques semaines, d’organiser une cérémonie pendant laquelle nous rendrons hommage vibrant à ce soldat émérite ».
Nous y serons. Il s’agit d’arracher enfin la réhabilitation, avec le sous-lieutenant Chapelant, de tous les fusillés pour l’exemple.
Cette manifestation répondra, 85 ans plus tard, à la première grande manifestation publique organisée à Ampuis le 1er novembre 1922, en défense de Jean-Julien Chapelant .
M. le Maire en parle dans le Bulletin municipal. Elle avait été organisée par le courageux secrétaire de mairie et instituteur du village d’Ampuis, Gabriel Trancy, honneur de sa corporation.
Elle rassembla une véritable foule des habitants de la commune et d’élus nombreux, qui défilèrent, musique en tête, après le discours prononcé par l’instituteur.
Les parents sont morts de chagrin, le père en 1936, la mère en 1940.
Au moment où les bruits de bottes retentissent de tous côtés, la bataille pour la réhabilitation du sous-lieutenant Chapelant est le combat pour la paix que menaient déjà sans doute autour de leur instituteur, les habitants d’Ampuis qui avaient voulu, en dépit des ganaches militaires, que le nom du fusillé figure sur le monument aux morts et qui ont choisi de faire inscrire au bas
de la liste des morts « Victimes de la guerre. »

Marcel Picquier 5 décembre 2007

2017 06 AN II PACIFISME

AN II JUIN 2017

POUR LA REHABILITATION COLLECTIVE DES FUSILLES POUR L’EXEMPLE DE LA GUERRE 1914-1918

MAUDITE SOIT LA GUERRE, MAUDITES SOIENT TOUTES LES GUERRES

HOMMAGE AUX MUTINS DE 1917

A Maizy, Angers, Marseille, La Courtine, Béziers, mais aussi à Franchesse, Villié-Morgon, pour le centenaire de l’année 1917, en mai-juin de cette année, pacifistes et internationalistes se sont rassemblés par centaines à l’appel de la Libre Pensée pour rendre hommage aux mutins français et russes, aux réfractaires, aux fusillés pour l’exemple.

Celui de Franchesse, dans l’Allier, le 24 juin dernier, sous les ombrages, avec un soleil radieux, à l’occasion

 

de l’Assemblée Annuelle de l’Association des Amis de Pierre BRIZON, à qui il fut rendu hommage, pour avoir été l’un des trois députés qui, avec Jean-Pierre RAFFIN-DUGENS et Alexandre BLANC, a voté contre les crédits de guerre, le 24 juin 1916 pour que s’arrête la boucherie et qui, également, a dénoncé les exécutions  pour l’exemple devant la chambre des députés, déchainée contre lui. La Libre Pensée du Rhône et l’Association Laïque des Amis des Monuments Pacifistes du Rhône y étaient représentée par deux camarades de Villeurbanne.

Le rassemblement pacifiste du 8 mai à Villié-Morgon a été organisé avec les UL CGT de Villefranche et de l’Arbresle, l’UL FO de Tarare, l’Association Laïque des Amis des Monuments pacifistes du Rhône, la Fédération du Rhône de la Libre pensée, le soutien des Unions Départementales CGT et FO du Rhône, devant le monument aux morts de la commune, pour exprimer leur opposition à la guerre, à toutes les guerres.

Hommage a été rendu aux mutins de 1917 qui épuisés par 4 ans de combats meurtriers, voulaient la cessation des hostilités ; tout comme les 634 fusillés pour l’exemple, du 1er conflit mondial dont la réhabilitation collective par la République a été, une fois

 

de plus, exigée. En effet, il en reste 600 qui ne l’ont pas été et dont la mémoire subit toujours l’opprobre.

 

Hommage a été rendu également à tous ceux qui en 1917, ont dit non à la guerre car nous poursuivons notre combat pour le droit de dire non, aujourd’hui, à l’oppression et aux massacres de la barbarie militariste.

Bob DEVILLE, ancien éminent responsable laïque dans le Rhône nous fait l’honneur de sa participation et de son soutien dans cette bataille.

La Lettre électronique de l’ALAMPR rend compte en détail de cette réunion.

« Nous sommes présents un 8 mai, jour anniversaire de la fin de la 1e guerre mondiale en Europe avec la défaite du nazisme, pour exiger la réhabilitation collective des « fusillés pour l’exemple »de la 1e guerre mondiale.

Il n’y a pas de contradiction :

La cause que nous défendons pour rendre justice

aux fusillés de 1914-1918 a une portée de condamnation de toutes les guerres. Le XXe siècle a connu deux conflits mondiaux dépassant en horreur ce que l’humanité avait connu jusqu’alors. Qu’en sera-t-il au XXIe ? Le nombre de guerres larvées, puis déclarées ne cesse de s’étendre, de la Corne de l’Afrique au Soudan, du Yémen au Moyen-Orient, jusqu’en Ukraine… pas un continent n’est épargné. Sans oublier les tentatives de déstabilisation menées contre des peuples souverains au compte du système d’exploitation qui structure et déstructure à la fois l’ordre mondial, je pense en particulier à ce qui se passe au Venezuela en ce moment-même. Mais c’est de la Corée que je voulais aussi vous parler, ce pays qui a vu l’impérialisme américain adopter une posture belliqueuse en déployant ses forces sur ordre du président Donald Trump.

Discours : « Nous allons régler nous-mêmes le problème. » Ce qui n’a pas empêché les USA de réclamer un milliard de dollars aux sud-coréens pour l’entretien du système de bases anti-missiles. Or le 29 avril dernier à Séoul, ce sont 50 000 manifestants qui ont défilé pour exiger le démantèlement du système anti-missiles – d’une part – et …d’autre part le retrait de la loi Travail ! Les effets de la mondialisation sont décidément les mêmes partout. Les travailleurs sud-coréens ont très bien fait le lien entre la question sociale et la tentative de leur faire subir la préparation d’une nouvelle guerre. Ils refusent d’en être les futurs acteurs et victimes. En 1917, année des mutineries dont nous commémorons le centenaire, le lien était largement établi (par la classe politique en tout cas) entre la situation de « l’arrière » où les grèves se multipliaient, et celle des poilus qui refusaient d’aller au casse-pipe au compte d’intérêts qui n’étaient plus les leurs – si tant est qu’ils l’aient jamais été. La répression, qui a touché les « meneurs », les syndicalistes, visait à garantir cet ordre fondé sur l’exploitation, au service du capital français. Et si des mesures de « clémence » ont été prises pour amadouer les mutins de 1917, ne nous y trompons pas : nulle trace d’humanisme chez Pétain, mais le souci de juguler la révolte et le souci d’économiser la chair à canon pour mieux poursuivre la guerre.

Devenu chef de l’Etat après 1940, le même Pétain n’allait pas hésiter à sacrifier d’autres Français (juifs, résistants, otages) pour complaire à l’occupant.

Toujours la même logique. Entre-temps l’Allemagne avait vaincu, et les industriels français entendaient bien profiter de l’ordre nouveau ouvert par le régime de collaboration. »

Comme nous le rappelle l’inscription (citant Paul VALERY) au bas du monument aux morts pacifistes de Saint-Appolinaire (Rhône) : « La guerre est le massacre de gens qui ne se connaissent pas au profit de gens qui se connaissent mais ne se massacrent pas. »

       

Réhabilitation collective des fusillés pour l’exemple.

Pour la Libre Pensée, il s’agit de répondre à l’appel des familles qui veulent qu’on rende leur honneur aux soldats fusillés PAR la France.

 Face au refus des autorités la Libre Pensée a décidé d’ériger un monument en leur hommage, sur la ligne de front.

La Libre Pensée appelle tous les citoyens à souscrire pour ce monument (*).

Xavier HYVERT, Président de l’Association Laïque des Monuments ¨Pacifistes du Rhône.

(*) Chèque à l’ordre de : A.E.M.H.F.E.

(Association pour l’Erection d’un Monument en Hommage aux Fusillés pour l’Exemple) à envoyer à Nicole Aurigny –

AEMHFE -49 rue Quentin Barré 02100 Saint-Quentin ou à remettre à un militant de la Libre Pensée du Rhône.

24 JUIN : LA FEDERATION DU RHONE

PRESENTE A LA COURTINE DANS LA CREUSE

Hommage aux soldats russes qui, en 1917, ont dit NON à la guerre