2020 03 echo des bénitiers

 
 

ÉCHOS des BÉNITIERS

 

Easy riders

Le 18 février, le principal mouvement scout des Etats-Unis, Boy Scouts of America (BSA) (2.200.000 adhérents âgés de 5 à 21 ans) a annoncé déposer le bilan, plombé par des accusations révélées en 2012 et qui ont depuis donné lieu à une série de procès.

Fin janvier, une experte engagée aux USA pour compiler les accusations d'abus sexuels, avait indiqué qu'elle avait identifié 7.819 agresseurs présumés et 12.254 victimes entre 1944 et 2016.

Cela dit, ces chiffres n’impressionnent plus personne, on est dans les standards habituels.

 
 

L'organisation a choisi la procédure de sauvegarde pour pouvoir poursuivre son activité et créer un fonds d'indemnisation des victimes. Selon le Los Angeles Times, le document déposé auprès du tribunal fédéral des défaillances d'entreprises de l'État du Delaware estime le passif de l'organisation entre 100 et 500 millions de dollars. « Il fut une époque où des individus ont profité des programmes des BSA pour porter atteinte à des enfants », écrit l'organisation.

En 2012, des milliers de pages de documents avaient été publiées par le Los Angeles Times montrant que l'organisation des scouts américains avait couvert pendant des décennies de nombreux abus sexuels commis par des milliers d'encadrants bénévoles.

Il était alors question de quelque 5.000 « dossiers de la perversion », correspondant à autant d'agresseurs sexuels présumés parmi les chefs scouts.

 

 

Ces informations avaient été tenues secrètes par la direction des BSA, qui n'avaient rien signalé aux autorités. L'organisation se bornait régulièrement à écarter les coupables supposés.

Les BSA n'ont pas indiqué quel montant ils entendaient consacrer au fonds d'indemnisation des victimes, dont la création devra être validée par un juge.

Les actions en justice se sont multipliées contre les BSA ces dernières années, notamment à la faveur de modifications législatives dans plusieurs États qui ont allongé les délais de prescriptions pour les agressions sexuelles sur mineurs.

Positions des missionnaires

D’après Le Progrès du 11 février 2020 qui parle de curés « Don Camillo », trois puis quatre prêtres de la communauté Saint-Martin, porteront la soutane à La Mulatière, Oullins et Pierre-Bénite au 1er septembre. Renfort bienvenu pour le diocèse de Lyon en difficulté.

La communauté est déjà présente à Meyzieu depuis 2012. En septembre 2018, un de leurs membres y était nommé curé pour l’ensemble paroissial de Meyzieu, Jons, Jonage et Pusignan.

Cette Communauté Saint-Martin est une association de prêtres et de diacres formés au sein de leur communauté, et envoyés au service des diocèses de France, d’Italie et de Cuba.

Sa maison-mère est située à Evron en Mayenne depuis 2014.

Elle forme plus de 100 séminaristes dans son séminaire et compte aujourd'hui 126 prêtres et diacres.

Elle est surtout l’une des composantes les plus actives de La Manif Pour Tous, dont le Directeur diocésain était d’ailleurs porte-parole dans le Loir-et-Cher. 

 « La Rotative », site d’échanges d’informations locales de Tours, titrait récemment : « Des curés intégristes formés avec de l’argent public pour endoctriner les enfants ! »

D’après le site, « la communauté se trouve à la tête d’un joli patrimoine financier et immobilier (l’abbaye d’Evron aurait été acquise pour environ 3 millions d’euros) grâce à ses généreux donateurs suisses (comme L’Association des Amis de la Communauté Saint-Martin, qui a son siège à Fribourg) ou encore grâce aux possibilités offertes en France par la défiscalisation et la complaisance des autorités politiques, administratives et académiques (par déclaration à l’Inspection académique du Loir-et-Cher en date du 01/09/1993), les curés avaient eu la bonne idée de créer un " établissement privé d’enseignement supérieur de philosophie et de théologie " qui leur permettait de recevoir des dons ouvrant droit à avantages fiscaux pour former leurs séminaristes. »

 

Droit d’asile

L'archevêque de Toulouse, Mgr. Robert Le Gall a rappelé dimanche 2 février au respect des églises comme « lieux de paix et d'asile », après une intrusion policière la veille, « par inadvertance » selon la préfecture, dans le porche de Notre-Dame-du-Taur lors d'une manifestation des Gilets jaunes.

« Hier, des manifestants se sont réfugiés dans l'église Notre-Dame-du-Taur, proche du Capitole à Toulouse. Les forces de l'ordre sont entrées dans le porche de cette église. Dans le climat de violence que nous vivons dans notre ville depuis plus d'un an tous les samedis, tout en reconnaissant le difficile travail accompli par ces forces de l'ordre dans notre pays, j'appelle chacun à plus de calme dans une volonté de dialogue », a communiqué l'archevêque, qui a rappelé que « nos églises restent des lieux de paix et d'asile qui doivent être respectés comme tels. » 

 

Benoit XVI persiste…

Au moment de sa renonciation en 2013, il avait promis de se réfugier dans le silence et la prière.

Mais voilà : dans un ouvrage paru chez Fayard (Des profondeurs de nos cœurs), Joseph Ratzinger, 92 ans, s’accroche au célibat des prêtres. Un « cri d'alarme » perçu urbi et orbi comme une pierre dans le jardin du pape François.

En octobre dernier, un synode à Rome avait évoqué la possibilité d'ordonner prêtres des hommes déjà mariés dans les zones reculées de l'Amazonie, pour pallier le manque de vocations.

Et Jorge Mario Bergoglio doit trancher cette épineuse question, bien embarrassante pour celui qui déclarait il y a un an : « Je préfère donner ma vie que de changer la loi sur le célibat. »

« Le célibat est indispensable. Je ne peux pas garder le silence », justifie l'impotent Benoit XVI, alors que pour le cardinal guinéen Sarah, co-auteur de l’ouvrage, les conséquences seront lourdes :

« Tout affaiblissement du principe du célibat, même limité à une seule région, ne saurait être une exception mais une rupture, une blessure dans la cohérence interne du sacerdoce », expliquait-il au Figaro. Sarah occupe le poste de préfet de la Congrégation pour le culte divin et la discipline des sacrements.

 

… mais ne signe pas

Un premier rétropédalage du côté de Benoit XVI a vite été observé. Le secrétaire de l'ancien pontife a déclaré que, « sur les instructions du pape émérite », il avait demandé au cardinal Sarah de « contacter les éditeurs du livre et de leur demander de retirer le nom de Benoît XVI en tant que coauteur du livre et de retirer sa signature de l'introduction et des conclusions également. ». Problème : Sarah publie les courriers échangés avec l'ex-Saint-Père attestant leur accord sur le célibat des prêtres.

« Considérant les polémiques », très vives depuis l’annonce de la publication, le cardinal Sarah a finalement décidé le retrait du nom de Benoît XVI parmi les auteurs, et ce à la demande de Benoît XVI. Le texte demeure « absolument inchangé ».

Dans la soirée du 13 janvier 2020, des journalistes espagnols, citant une « source très proche » de Benoît XVI, avaient mis en doute la collaboration réelle du cardinal Robert Sarah et de Benoît XVI, avançant notamment que Sarah avait caché ses véritables motivations, à savoir la rédaction du livre à « quatre mains ». Le cardinal guinéen, avait répondu à ces assertions en publiant trois lettres échangées entre lui et le pape émérite comme preuves de leur « proche collaboration ».

 

C’est la Faute à Voltaire !

Depuis sa quasi-démission il y a sept ans, Ratzinger est resté une figure de référence dans les franges les plus conservatrices de l'Église catholique, sérieusement hostiles à l'élection du jésuite François à la tête du Saint-Siège et à ses politiques d'ouverture (notamment vers l'Islam).

Et après quelques années de silence, les prises de position de Benoît XVI n'ont plus été réservées à ses seuls visiteurs au monastère Mater Ecclesia, à l'abri dans les jardins du Vatican. En avril dernier, il créait déjà la polémique en publiant un long commentaire pointant la révolution sexuelle de 1968 et l'effondrement de la foi en Occident comme causes des scandales de pédophilie dans l'Église catholique.

 

2020 01 ECHO DES BENITIERS

 
 

échos des bénitiers

Athlètes de la Foi

La société new-yorkaise MSCHF « a customisé des Nike Air Max en remplissant les semelles d’eau bénite.

Les semelles intérieures de la paire sont 100% en laine et sont infusées d’encens. Autre caractéristique très particulière, le crucifix en acier de couleur or qui se trouve sur les lacets. » Le Canard enchaîné, qui a publié l’information, ajoute que l’eau bénite « provient du Jourdain, où le Christ a été baptisée. »

Ces « Jesus shoes » (chaussures de Jésus) sont vendues 1300 euros.

 

Flammes éternelles

Cette fois, on ne devrait pas en rire, parce que c’est tragique. Mais tant pis ! On en rit.

Un pasteur a confondu de l'essence avec de l'eau bénite pendant un service de guérison dans une église de+Nigeria/@6.5479775,3.0037633,10z/data=!3m1!4b1!4m5!3m4!1s0x103b8b2ae68280c1:0xdc9e87a367c3d9cb!8m2!3d6.5243793!4d3.3792057"> Lagos, au Nigeria, causant une énorme explosion et tuant un fidèle. L’info a été donnée à l’AFP le 5 décembre dernier par le porte-parole de l'Agence nationale de gestion des urgences.

Alors qu'il vidait le contenu sur un homme venu recevoir sa bénédiction, une bougie allumée à côté a pris feu et les a tous deux embrasés.  Le fidèle est décédé sur place, son cadavre était « méconnaissable », tandis que le pasteur a subi de « graves brûlures ». L'incendie, qui s'est déroulé dans une église du quartier de Baruwa, dans la capitale économique nigériane, s'est ensuite étendu à un gazoduc passant à proximité, qui a explosé, créant un énorme nuage de fumée grise dans le ciel de Lagos.

 

Il est venu l’Emmanuel

Et si Emmanuel Macron n'était jamais devenu président de la République ?

Invité de l'émission Morandini Live ! diffusée sur CNews, le collectionneur et présentateur d'Affaire Conclue Pierre-Jean Chalençon a fait une révélation sur le métier qu’Emmanuel Macron aurait aimé exercer étant enfant. Dans un premier temps, il a révélé "avoir toujours voulu lui-même être pape. "

Puis il enchaîne sur l’anecdote suivante : "La dernière fois, je montrais à Brigitte Macron un portrait de Pie VII et elle me dit : ‘vous savez, mon mari rêvait d’être pape’.

Je lui ai dit : ‘moi aussi, peut-être qu’on pourrait faire un binôme pour 2022’."

Une révélation étonnante qui a fait réagir Jean-Marc Morandini : "Brigitte Macron vous a dit qu’Emmanuel Macron rêvait d’être pape ?". Réponse Chalençon : "Oui, il voulait être pape quand il était jeune." "On aura au moins appris quelque chose aujourd’hui", a conclu Morandini.

 

Parole de séminariste

Benoît Quettier est un entrepreneur et ancien séminariste lyonnais, de 2007 à 2012. Dans une enquête révélée par L’Obs le 20/12/19, il accuse le cardinal Philippe Barbarin de harcèlement moral et sexuel. 

En mars 2019, l’homme d’église a été condamné à six mois de prison avec sursis pour « non-dénonciation d’abus sexuels ». Le témoignage de Benoît Quettier arrive une semaine avant la tenue du procès de Barbarin en appel, programmé le 28 novembre 2019. La Cour d'appel de Lyon a mis en délibéré au 30 janvier sa décision après le deuxième procès du cardinal Barbarin, qui conteste sa condamnation à six mois de prison avec sursis pour ne pas avoir dénoncé un prêtre pédophile.

 

Tout le monde peuvent pas être de Lyon…

Au moins 175 mineurs ont été victimes d’agressions sexuelles de la part de membres des Légionnaires du Christ entre 1941 et 2019, notamment de leur fondateur Marcial Maciel, selon un rapport interne de la puissante congrégation catholique. Les actes ont été perpétrés par 33 religieux (prêtres ou diacres), et Marcial Maciel a lui-même abusé de 60 mineurs, selon ce rapport interne qui porte sur une période allant de 1941 à 2019, écrit par une commission créée en juin par le supérieur général de la congrégation, Eduardo Robles-Gil.

L’institution est en pleine tourmente avec les révélations successives sur des scandales massifs d’agressions pédophiles commises pendant des décennies par des prêtres ou des religieux, souvent couverts par leur hiérarchie dans plusieurs pays, notamment aux USA, au Chili ou en Allemagne.

 
 

« Dans leur grande majorité, les victimes étaient des garçons adolescents entre 11 et 16 ans », détaille le texte paru sur le site ceroabusos.org, (qui dépend des Légionnaires du Christ). Le rapport remarque que 18 des 33 religieux ayant commis des abus font encore partie de la congrégation, mais précise qu’ils ont été écartés des tâches en lien avec le public ou des mineurs.

 

 

 

Septimana horribilis

La fin novembre n’a pas été faste pour les cléricaux lyonnais !

Mercredi 20 novembre, le cardinal Philippe Barbarin a été accusé de harcèlement moral et sexuel par un ancien séminariste du diocèse de Lyon entre 2007 et 2012(voir plus haut). Les faits ont été révélés dans une enquête publiée dans l'Obs', une semaine avant le procès du cardinal en appel.

Au même moment, Michel Mercier, ancien président du département du Rhône, était mis en examen pour "complicité de détournement de fonds publics" dans l’affaire des assistants parlementaires du Modem.

Ancien ministre de la Justice, il était le trésorier du parti au moment des faits. Il est au cœur d’une autre instruction du Parquet national financier. Le Canard avait révélé en août 2017 que Michel Mercier, au département ou au Sénat, avait embauché des membres de sa famille. Des révélations sur les dépenses de son épouse endossées par le département du Rhône ont aussi fuité dans la presse.

Fin novembre toujours, Gérard Collomb était au cœur d’un nouveau "penelopegate". L'ex-femme de Gérard Collomb aurait bénéficié d'un emploi fictif octroyé par celui qui était encore son mari. Au Conseil municipal de la ville de Lyon, ces soupçons ont valu à Gérard Collomb d’être « secoué » (dixit le Progrès) par les élus d’opposition. 

 

 

 

2019 08 echo benitiers

éCHOS DES BéNITIERS

 

Supercopter

Un évêque colombien envisage d’exorciser sa ville en hélicoptère en l'aspergeant d'eau bénite

L'évêque de Buenaventura veut se débarrasser des "démons" qui, selon lui, sont la cause des crimes et trafics de la ville portuaire.

       
 
 
 
 

Rubén Darío Jaramillo Montoya, évêque de Buenaventura (300 000 habitants) n'en peut plus du crime qui gangrène sa ville. Trafic de drogues, violence, pauvreté... L’œuvre du démon !

« Nous devons chasser le diable de Buenaventura, pour voir si nous pouvons faire revenir la paix et la tranquillité dans notre ville », a-t-il lancé à la radio. « Nous voulons survoler tout Buenaventura, depuis les airs, et verser de l'eau bénite pour voir si nous réussissons à exorciser et faire fuir tous les démons qui détruisent notre port. »

L'armée était censée lui fournir un hélicoptère afin de mettre son plan à exécution. On ignore la suite.

On ne sait pas si l’opération a réussi.

 
 

 

Jésuitisme sexuel

En l'espace de cinq ans, 19 prêtres jésuites ont été mis en cause par des témoignages pour abus sexuels portant sur la période 1950-2019, ont affirmé les jésuites de France. Parmi eux, 3 ont été condamnés par la justice. La congrégation dit avoir recueilli des témoignages de 28 personnes sur 19 prêtres jésuites pour abus sexuels en France, dont 13 sur mineurs et 6 sur majeurs.

La communauté précise que la cellule « travaille en totale collaboration avec la justice civile et la justice ecclésiastique. » C’est franc, c’est direct, pas de raisonnements jésuitiques. On peut espérer.

Pas de chance, mais vraiment pas de chance : sur les 19 jésuites mis en cause, 15 sont déjà décédés.  « Parmi les quatre jésuites toujours vivants, trois ont été condamnés par la justice pénale. Pour le quatrième, des recherches d'informations sont en cours ; il n'est plus en activité ».

 

C’est arrivé près de chez vous

La communauté œcuménique de Taizé, en Saône-et-Loire, a connaissance de cinq cas d’agressions à caractère sexuel commises sur mineurs, dans les années 50 à 80, par trois frères, dont deux sont décédés (décidément !) Frère Alois, prieur de Taizé en a informé le Procureur de la République le 3 juin 2019. « D’abord, quand j’en ai été informé, j’ai écouté, avec d’autres frères, les personnes victimes, dans un respect absolu de leur parole, pour entendre leur souffrance. » a-t-il déclaré. Merci à lui.

 

Esprit saint radarisé

En Allemagne, un radar a flashé un conducteur pour excès de vitesse au moment précis où passait une colombe en plein vol. Assurant y voir un signe de « l'Esprit saint », la police n’a pas infligé d'amende.

Faut-il remercier le Saint-Esprit ou le policier ? L’automobiliste aurait dû verser une amende de 105 euros pour excès de vitesse alors qu'il roulait à 54 km/h sur une route limitée à 30 près de Düsseldorf. Le conducteur doit cette exemption à.… une colombe (ou à un pigeon blanchi par le flash ?), qui passait devant son visage au moment où le radar s'est déclenché.

 

Fils de personne

Des filles et fils d'ecclésiastiques, membres de l'association « Enfants du silence », ont été reçus pour la 1ère fois par des membres de l'épiscopat à Paris. Parmi ces enfants devenus adultes, les membres de l'épiscopat ont rencontré Anne-Marie Jarzac-Mariani, 68 ans, née de la relation d’un curé et d’une nonne, et présidente de l'association « Les enfants du Silence. »  « Nous avons été traités d'enfants de bâtards, d'enfants de Satan » déclare cette dernière. « J'ai quand même été placée pendant les trois premières années de ma vie.

Mon père a vécu l'enfer, il a subi une pression terrible à l'époque. Ma mère est sortie des ordres plus facilement si on peut dire. Un évêque lui a proposé de l'argent pour qu'on disparaisse elle et moi afin de sauver l'honneur de l'Église. »

 

Transfert record

La mère de Neymar a conseillé à son fils de « revenir vers Jésus », de se « concentrer sur le foot » et de « pardonner » la jeune femme qui l'accuse de viol. « Mon fils, maintenant que la vérité de Dieu est en train de remonter à la surface (...), c'est le moment de tirer des leçons de tout ça et de revenir vers Jésus, ton premier amour » lui a-t-elle conseillé. « C'est ça qui va te rendre la joie qui a disparu ces derniers jours. Nous sommes chrétiens, pardonne cette jeune femme. »

Neymar, très proche de sa mère, a toujours mis en avant sa foi de protestant évangélique. Il avait arboré un bandeau avec la mention « 100% Jésus » lors de sa célébration de sa victoire en Ligue des Champions avec le FC Barcelone en 2015 et aux J.O. avec le Brésil en 2016.

Ce qui, par parenthèse, ne l’empêche pas de défrayer la chronique pour sa vie nocturne agitée. Pour son affaire de viol présumé, pas de souci, Dieu lui viendra en aide !

 

Allongement de l’âge de la retraite

Un prêtre retraité de 98 ans a été reconnu coupable d'atteinte sexuelle sur une fillette de 3 ans et condamné à 2 mois de prison avec sursis et à 3 500 euros amende par le tribunal correctionnel de Lorient. Dans la basilique de Sainte-Anne d’Auray (Morbihan), une famille de touristes canadiens en visite s’était installée. Le vieillard s’est assis derrière les enfants, a posé ses mains sur les épaules de la fillette de 3 ans et demi, puis les a glissées sous sa robe avant de lui caresser le torse puis le sexe.

Dès la sortie de la basilique, la mère a pris l’homme en photo puis porté plainte.

L'avocat de la famille a mentionné un fait antérieur, toujours sur mineur, qui avait « conduit à un éloignement » du même prêtre, absent à l'audience. L’avocat de ce dernier a jugé quant à lui qu’il n’y avait « pas forcément une intention malveillante ». Une mesure de tutelle du nonagénaire avait été prononcée en début d’année.  Il est désormais inscrit au fichier des auteurs d’infractions sexuelles.

Attention donc si vous croisez un prêtre centenaire !

 

Sur la tête à Matthieu

Le pape François a demandé lundi aux coiffeurs et esthéticiennes d'éviter les potins au cours de leur travail, tout en ayant un mot gentil pour leurs clients, au cours d'une audience au Vatican.

Le pape les a invités « à exercer la profession avec un style chrétien, traitant les clients avec gentillesse et en leur offrant toujours un mot gentil et d'encouragement, tout en évitant de céder à la tentation des potins qui arrive facilement dans votre milieu ».

Le pape s'adressait à une délégation de coiffeurs et esthéticiennes membres du Comité Saint Martin de Porrès, leur demandant de suivre l'exemple de leur saint patron péruvien.

Le Satanic Temple vient d’obtenir un statut officiel. C’est « l’aboutissement de plusieurs années » durant lesquelles le Satanic Temple s'est réuni en congrégation et a célébré des offices religieux. L'organisation a son siège à Salem, ville du Massachusetts célèbre pour ses sorcières.

Le fisc américain, a considéré que le Satanic Temple remplissait les conditions pour être reconnu comme Église légitime, bénéficiant d'exemption de taxes, par opposition à une simple association caritative.

Le Satanic Temple prône une stricte séparation de l'Église et de l'État et mène campagne contre les signes religieux dans des lieux publics aux USA. Ses fidèles prêtent allégeance à Lucifer en récitant « Ave Satan » et arborent des cornes de diable lors de cérémonies face à une croix érigée à l'envers. Ils prient Baphomet, idole ailée à tête de bouc.

 

 « Satan, Jésus, même combat ! »

 

2019 11 ECHO DES BENITIERS

Lapsus culte (article Le Progrès 22/9/2019)

La préfecture s’est pris les pieds dans le tapis de la laïcité. Le préfet a, en effet, annoncé dans son agenda public, se rendre, jeudi 19 septembre, à « l’inauguration de l’Institut français du culte musulman (IFCM) » dans le 8e arrdt de Lyon. Si le sigle est exact, le « C » ne correspond cependant pas à « culte » … mais à « civilisation ». Et c’est bien parce qu’il s’agit d’un établissement culturel et non cultuel que l’État a pu y mettre des fonds. Il est vrai, à sa décharge, que l’institut de civilisation musulmane était situé depuis des lustres, à l’intérieur de la Grande Mosquée avant qu’un nouveau bâtiment connexe soit édifié.

Châtiment divin à Notre-Dame

Le rabbin radical Shlomo Aviner a suggéré que l'incendie de la cathédrale pouvait être la réponse divine aux textes juifs qui avaient été brûlés sur la place de Grève en 1242.

Ce sioniste israélien connu pour ses positions extrémistes a suggéré mercredi 24 juillet que l’incendie qui a ravagé Notre-Dame de Paris pourrait être le châtiment divin venu punir l’autodafé du Talmud, au cours duquel des charrettes entières de textes juifs avaient été brûlés par les prêtres catholiques français, il y a huit siècles : propos en hébreu sur le site sioniste-religieux Srugim. Après avoir rejeté l’idée que l’incendie de Notre-Dame était une sanction divine – « Nous ne connaissons pas les secrets de Dieu » – Shlomo Aviner, d’origine française, a finalement déclaré qu’il était « possible de le dire ». Mais oui, tout est possible !

Du hors-contrat social

Retour sur une affaire édifiante : une enquête a été lancée, nous apprend le Canard enchaîné, sur un organisme (la FDE, Fondation pour l’École) qui s’est donné pour mission d’aider les écoles catholiques hors contrat, soit 1500 établissements représentant 75 000 élèves. La FDE risque de perdre son agrément d’utilité publique, obtenu le 18 mars 2008.  Grâce à ce label, la Fondation pour l'école peut offrir à ses donateurs des réductions d'impôts, allant jusqu'à 75% pour ceux qui sont soumis à l'ISF, et elle distribue cet argent à des écoles privées hors contrat. En effet, l’État aide aussi les écoles hors contrat. Comme l’indique la page d’accueil de la FDE, qui bénéficie des dons de donateurs généreux : « La Fondation a été reconnue d’utilité publique par le Premier ministre : son action est au service de tous les enfants ; elle développe des solutions pilotes dans le cadre d’écoles totalement indépendantes dont pourront librement s’inspirer les réformateurs des écoles publiques ou associées à l’État.» La Fondation pour l’école affirme travailler « au renouveau de l’école en France afin qu’un maximum d’enfants accède à une instruction de qualité ». Si l’on en juge par les résultats, la cause n’est pas gagnée : irrégularités de gestion et conflits d’intérêts sont apparus lors d’un 1er audit de l’Intérieur. Vitupérant le « Malin [qui] s’est invité dans la Fondation », le président licenciait alors la responsable chargée des relations institutionnelles, puis la directrice, pourtant excellente militante de la Manif pour tous. Arrêtons-nous là : les accusations croisées échappent à un récit ordonné. Dieu reconnaîtra les siens.

Soutanes jaunes

Est-ce début d’un mouvement des soutanes jaunes ? Lors d’un office au Planquay (Eure), dimanche 2 juin 2019, l’ancien curé Francis Michel a chanté « Emmanuel Macron, ô tête de con, on vient te chercher chez toi ».

Le préfet Couderc a saisi le parquet pour outrage, mais aussi pour violation de la loi de 1905.

Selon lui « la manifestation qui se passait dans l’église n’était pas une messe. »

Le préfet de l’Eure indique : « Compte tenu de la nature des faits, j’ai immédiatement saisi la Procureure de la République au titre de l’article 40, qui appréciera des poursuites à engager. Ces faits pourraient relever de la combinaison des articles 26, 34 et suivants de la loi du 9 décembre 1905 concernant la séparation des églises et de l’État ainsi que des dispositions de l’article 433-5 du Code pénal pour outrage à la personne du Président de la République. »

Francis Michel « regrette d’avoir chanté dans une église. » Sur actu.fr, il reconnaît : « Le lieu n’était pas approprié, on est loin des cantiques du dimanche. Assez vite, nous sommes tous allés dehors pour chanter. Nous ne sommes pas restés trois heures dans l’église, ce n’était pas une manifestation ».

Le curé confirme avoir chanté avec les autres Gilets jaunes. « Ces chants, je les connais car je vais sur les ronds-points et je ne m’en cache pas. Je regrette d’avoir chanté ces slogans dans une église, ce n’était pas l’endroit idéal, mais je ne renie pas mon soutien aux Gilets jaunes. »

 

Circonstances atténuantes ?

Xavier Dupont de Ligonnès a été arrêté vendredi 11 octobre dernier. Bon, ce n’était pas le vrai.

Mais ça a fait parler. Et c’est l’occasion pour nous de rappeler, s’il y a un jour procès, qu’il devrait bénéficier de circonstances atténuantes : fils d’un mère ultra-catholique fondatrice d’un groupe à caractère sectaire, il fut contraint à « se lever à 7 heures pour aller à la messe avant d’aller à l’école, faire des retraites dans des abbayes, connaître par cœur sa messe aussi bien en latin qu’en français. »

En 2010, il déclare sur un forum catholique : « Je viens de réaliser une chose étrange en lisant vos commentaires sur la FOI : j’ai été catholique convaincu pendant 35 ans… sans jamais avoir eu la foi !! », ajoutant : « Je ne peux donc pas dire que j’ai perdu la foi… puisque je ne l’ai jamais eue : j’ai juste perdu mes certitudes… » Voilà comment on fabrique des schizophrènes ! Méfiez-vous des « catholiques convaincus. »

Ligonnès ajoutait : « En quoi Dieu a-t-il besoin, ou envie, ou autre sentiment, qu’on lui offre la mort d’une bête, d’un enfant, de son Fils ? » On sait ce qu’il advint dans son cas. L’exemple venait de haut.

Une histoire de batraciens

Le petit village ardéchois de Saint-Pierre-de-Colombier (450 âmes) a vu au mois d’août une manifestation de 300 personnes pour s’opposer à la construction d’une immense église destinée à accueillir les pèlerins, au compte de la Famille missionnaire de Notre-Dame, congrégation proche de la mouvance traditionaliste.

D’une part nombre de villageois ne supportent plus d’être envahis par moines et moniales dans un climat d’ordre moral étouffant (« on les voit partout, tous les jours, ils montent en procession jusqu’à la Vierge » se plaint un militant de l’association Pour l’Avenir de Saint-Pierre).

Mais il a plus, et qui embarrasse fort le préfet : l’église se trouverait en pleine zone protégée, au cœur du Parc Naturel Régional des Monts d'Ardèche. La congrégation avait omis de signaler ce détail en sollicitant le permis de construire. Or c’est là que vit le crapaud épineux, qui s’accouple mal avec la grenouille de bénitier. Solidarité.

2019 05 ECHOS BENITIERS

 
 

éCHOS DES BéNITIERS

 

Un peu de fantaisie

Le directeur diocésain de l’enseignement catholique de Loire-Atlantique, Philippe Cleac’h, a été mis en examen le 24 janvier pour « détention, offre, cession et acquisition de produits stupéfiants » et licencié par l’évêché de Nantes. Au moins, ça change des affaires de pédophilie.

La fête à la grenouille

  1. Patrick Laffont, maire du bourg ariégeois de Laroque d’Olmes, a désormais son nom inscrit sur un bénitier de l’église paroissiale, une belle vasque de marbre rouge.

Le maire précédent avait eu son nom gravé sur une cloche. « Là, c’est pour remercier le maire de nous avoir aidés financièrement » explique le curé : celui-ci a en effet financé l’achat de deux bénitiers pour un montant de 2000 euros. Je viole la loi de 1905 et en plus c’est gravé dans le marbre –au sens propre !

Harry Potter hérétique

Des livres des sagas Harry Potter et Twilight brûlés en public, ainsi que divers objets jugés sacrilèges : la scène a eu lieu en Pologne à l'initiative de prêtres catholiques du groupe religieux SMS des Cieux. « Nous obéissons à la Parole divine », ont expliqué les néo-inquisiteurs.

Une vidéo montre trois prêtres portant à travers une église, puis vers un feu juste à l'extérieur du bâtiment, un panier de ces ouvrages et d'autres objets comme un masque de style africain ou une figurine hindoue.

Normal, puisqu’un passage de la Bible comprend la phrase suivante : « Vous brûlerez au feu leurs idoles. »

Selon l’exorciste de Notre-Dame-Mère-de-l'Église à Gdansk, « il ne s'agissait pas de brûler des livres quelconques mais des objets associés à la magie et à l'occultisme. Outre ces livres, il y avait d'autres objets, des amulettes, des talismans apportés par des fidèles. Il est temps d'y mettre de l'ordre. »

La faute aux païens

Au dernier jour d’un sommet historique, dimanche 24 février, le pape François a comparé les abus sexuels perpétrés sur des mineurs au sacrifice d'enfants des « rites païens. »

« Cela me rappelle la pratique religieuse cruelle, répandue par le passé dans certaines cultures, qui consistait à offrir des êtres humains - spécialement des enfants - en sacrifice dans les rites païens », a déclaré le pape en estimant que le clergé coupable de tels faits devenait « un instrument de Satan. »

Baal et Moloch, c’est un peu votre faute aussi !

Dossiers détruits

Au même sommet consacré à la lutte contre la pédophilie et les abus sexuels au sein du clergé, le pape a demandé aux 190 participants des mesures « concrètes et efficaces » : démarches à entreprendre si un cas d'agression sexuelle émerge, structures d'écoute des victimes, règles sur les transferts des prêtres entre diocèses, évaluations psychologiques des candidats à la prêtrise...

Il s'agit d'une « feuille de route pour le développement futur de mesures au sein de l'Église » après le sommet, a expliqué l'expert juridique du Vatican sur la pédophilie.

Le cardinal allemand Reinhard Marx, proche conseiller du pape, a admis que l'Église catholique avait détruit des dossiers sur des auteurs d'abus sexuels dans ses rangs.

« Des dossiers qui auraient pu documenter ces actes terribles et indiquer le nom des responsables ont été détruits ou n'ont pas même été constitués », a-t-il précisé aux 190 participants au sommet.

Autriche : Jésus « mort de rire »

En Autriche, la décision de faire du vendredi précédant le week-end de Pâques une journée à moitié chômée (à partir de 14H) fait l’unanimité contre elle.

Les membres des Églises évangéliques, qui bénéficiaient de toute la journée fériée, fustigent la solution présentée ; le patronat la juge trop coûteuse ; les syndicats estiment que le gouvernement « se moque » des salariés. La journée de travail commençant généralement tôt en Autriche, beaucoup de salariés ont l’essentiel de leurs heures quotidiennes derrière eux à 14 h. « Les commerces pourront-ils rester ouverts durant la demi-journée fériée ? », s’interrogeait Die Presse, tandis que les réseaux sociaux ironisaient sur un « vendredi à moitié saint. » Certains ont imaginé Jésus « mort de rire » devant le compromis trouvé.

Dans une décision rendue fin janvier, la Cour de justice de l’UE avait qualifié de discriminatoire la législation autrichienne aux seuls membres de certaines Églises chrétiennes l’octroi d’un jour férié à l’occasion du Vendredi saint.

Le cardinal australien George Pell condamné

Ancien prêtre d'une paroisse rurale australienne, devenu grand argentier du Vatican, George Pell, 77 ans, a connu une trajectoire ascendante fulgurante, avant sa condamnation pour pédophilie. Le cardinal Pell, 77 ans, a été reconnu coupable en décembre d'agression sexuelle sur deux enfants de chœur dans la sacristie de la cathédrale Saint-Patrick de Melbourne dans les années 1990. La levée du silence qui était imposée par la justice autorise désormais les médias à rendre publique cette condamnation.

       
   

Pell naît en 1941 d’une mère catholique fervente et d’un père anglican. Il mène une partie de ses études religieuses à Rome avant d'être ordonné prêtre en Australie en 1966.  Son ascension est rapide. À l'instigation du pape Jean-Paul II, il est nommé cardinal en 2003. Il est archevêque de Sydney quand le pape François le choisit en mai 2013 pour faire partie du conseil de neuf cardinaux chargés de l'aider à réformer la Curie, le gouvernement du Vatican. En février 2014, il devient secrétaire à l'Économie, n°3 du Vatican.   

 
 
 
 
 

 

Sa réputation en prend un coup au cours de ces mêmes années pour avoir couvert des abus sexuels commis par des prêtres dans l'État de Victoria où il a exercé. Une enquête a établi qu’entre 1950 et 2010, 7% des prêtres y avaient été accusés d'actes pédophiles, sans suite aucune.

Le cardinal Pell avait été entendu à plusieurs reprises par la commission d'enquête du diocèse de Ballarat sur les agressions des années 70-80. Il ne se souvenait de rien, mais reconnut avoir « failli » dans sa gestion des prêtres pédophiles de l'État de Victoria dans les années 70. Il multiplia ensuite les déclarations maladroites comme en août 2014 : « Si un chauffeur routier prend une femme en stop et l'agresse, je ne crois pas qu'il soit juste que la société de transport soit tenue pour responsable. »

Puis aux accusations d'avoir couvert des prêtres pédophiles se sont ajoutées celles d'avoir été lui-même un agresseur, raison pour laquelle il est condamné à un an de prison.

 

Le credo, pas du crédit

Le premier courrier, arrivé en décembre à l’évêché, avait pour destinataire un dénommé Jésus-Christ.

Dans l’enveloppe, une offre de crédit : « Cher Monsieur Christ, par le passé vous vous êtes adressé à Cofidis lors d’une recherche de financement qui n’a pas abouti. »

L’histoire n’était pas finie : « J’ai reçu deux relances ces derniers jours, sourit le vicaire général.

Je n’arrive pas à comprendre que ça puisse entrer dans une base de données, c’est un mystère.

Mais c’est quand même une fierté de savoir que Jésus-Christ habite l’évêché d’Arras ! »

Reste à savoir pourquoi le Christ avait besoin d’argent.

Quand Hollande fait la sortie des lycées

Le1er mars 2019, Jean-Pierre Chevènement, ancien ministre socialiste de l'Éducation nationale, a sévèrement critiqué les rencontres organisées entre François Hollande et les élèves de différents lycées, « une grave atteinte à la laïcité. » François Hollande avait proposé aux lycéens de venir à leur rencontre pour leur parler d'Europe, dans une vidéo postée sur les réseaux sociaux.

« Je souhaiterais savoir si le ministre de l'Éducation nationale, Jean-Michel Blanquer, a été saisi d'une demande de la part de l'ancien président avant que celui-ci n'entreprenne la tournée des lycées, qu'il a annoncée à la veille de la campagne électorale » pour les européennes de mai, a déclaré Jean-Pierre Chevènement. Et d’ajouter : « La laïcité veut que des hommes politiques ne soient pas invités à s'exprimer dans l'école publique sur des sujets qui font l'objet d'une campagne électorale (…) Sinon Mme Le Pen en ferait autant ».