ÉCHOS des bénitiers

Immersion mortelle

   « Nous ne changerons jamais de rituel ! Les canons de cette religion sont en place depuis mille ans. Nous ne nous ferons pas intimider. » Voilà ce qu’a déclaré Teodosie Petrescu, l’archevêque ultra-orthodoxe de Tomis en Roumanie, lors d’une polémique provoquée par la mort par noyade d’un enfant de six semaines en février dernier. Celui-ci avait été plongé entièrement dans l’eau bénite. La pratique était certainement excellente pour son Salut éternel, moins pour son système respiratoire.

   Les pratiquants locaux s’en sont émus et ont lancé une pétition pour que les bébés aient simplement la tête aspergée, recueillant 60 000 signatures (chiffre non à jour).  Pour l’instant c’est niet.

 

Multi-récidiviste

   Ledit archevêque, membre du Saint-Synode de l'Église orthodoxe roumaine, n’a pas le même respect pour le code pénal qui, il est vrai, n’a pas encore ses mille ans. Il avait déjà été accusé de prise de pots-de-vin et de faux et usage de faux en 2009, à la suite d’une enquête du journal România Liber

   Il avait été pris la main dans le sac, empochant pour son compte l’argent des inscriptions à la Faculté de théologie. Un an plus tard, c'est un million d'euros que le fisc roumain lui réclamait, dont il ne remboursa qu'une partie - une centaine de milliers d'euros tout de même.    Plus récemment, il a été convoqué en qualité de témoin dans une sombre affaire au sujet du livre "Le mont Atos. La patrie de l'orthodoxie" soi-disant écrit en prison par un certain Gigi Becali et coordonné par l'archevêque.

   En Roumanie, c’est toute une industrie éditoriale qui s’est développée autour de livres écrits en prison, dans le seul but d’obtenir des remises automatiques de peine.

   En 2016, de fortes suspicions de corruption à plusieurs niveaux pesaient autour de la rédaction de ces livres.

 

Perseverare diabolicum

L’église parisienne Saint-Eugène - Sainte-Cécile avait déjà organisé deux messes en avril 2020, en plein confinement. Rebelote lors pour les fêtes de Pâques, un an après : le prêtre et son vicaire doivent répondre de leurs actes pour « mise en danger de la vie d’autrui », « non-port du masque » et « rassemblement de plus de six personnes sans respect des gestes barrières ».

Sur des vidéos, on voit l’hostie mise directement dans la bouche du fidèle, avec les doigts. Miserere !

 

3340 euros le blasphème

   C’est le montant non négligeable infligé au rocker polonais Adam Darski dit « Nergal », pour offense aux sentiments religieux ou aux symboles nationaux. Il est vrai que le rocker avait piétiné une image de la Vierge en 2019, et immortalisé son geste sur Instagram. Il est vrai aussi qu’il n’en était pas à son coup d’essai, ayant bravement déchiré la Bible sur scène. En fait, il en est à son 6ème procès, dont trois en cours.

Quand même, ça fait cher !

 

Solidarnosc Behemoth

   En très peu de temps, Nergal a collecté le double des 23 000 euros espérés. L’artiste avait lancé sur les réseaux sociaux un appel au soutien et à la collecte de fonds pour la défense de la liberté artistique. Quelle que soit la qualité « artistique » du groupe Behemoth qu’il a fondé en 1991 et dont la réputation a franchi les frontières, il faut reconnaître à Nergal une motivation politique qui ne manque pas de sens dans la Pologne de 2021.

   « Je tire la sonnette d’alarme, explique-t-il: en 1989 nous avons mis fin à un régime totalitaire, communiste et voilà que, peu de temps après, nous avons un nouveau régime, cette fois nationaliste-religieux

   Plus précisément, il met en cause un article du code pénal : « Je ne suis pas d’accord avec cette pathologie qu’est l’article 196 (…)  qui pénalise l’offense aux sentiments religieux, à un objet du culte ou un lieu destiné à son exercice. » Le paragraphe incriminé prévoit jusqu’à deux ans de prison pour une personne jugée coupable.

   Pour Nergal, les fonds récoltés serviront à soutenir toute action destinée à « faire comprendre aux gens qu’on court un grave danger d’annexion de notre liberté. »

De fait, selon les médias polonais, le parquet a été saisi 90 fois pour offense aux sentiments religieux en 2018, contre 136 fois l’année suivante et 146 fois en 2020. Ainsi, trois militantes des droits des homosexuels ont été poursuivies pour avoir offensé ces sentiments en collant des affiches de la Vierge Marie auréolée d’un arc-en-ciel. Elles ont quand même été blanchies. Un arc-en-ciel, c’est très joli, et pas plus choquant que douze étoiles !

 

Une affaire de goût

   Certes, Nergal n’est pas Frédéric Chopin. Son art est peut-être moins subtil. Mais il met toujours en garde qu’on assiste à ses concerts sous sa propre responsabilité. « Si vous êtes aussi vulnérable avec vos sentiments religieux, ne visitez pas mes sites internet, ne regardez pas mes vidéo-clips, vous n’êtes pas invités à voir mes concerts ».  Ses détracteurs éprouvent probablement un plaisir masochiste à regarder ses performances. « Ils y entrent et après ils se fâchent contre moi ». Effectivement.

Grand exode de croyants en Belgique

(Info « la Croix ») Mgr Johan Bonny, évêque d’Anvers (Belgique) a assuré, mercredi 28 avril, que près de 700 personnes avaient quitté fin mars les paroisses de son diocèse. En cause, leur désaccord avec la publication, par la Congrégation pour la doctrine de la foi, d’une note sur l’interdiction des bénédictions d’union de couples homosexuels.

 

 

 
 

 ÉCHOS DES BéNITIERS

 

Le foot c’est sacré

La scène a conquis les fidèles de l’église de Barberino di Mugello, près de Florence.

Lors de la messe de Noël, le curé, grand fan de la Fiorentina, a réinterprété l’Évangile pour célébrer le carton de la Viola face à la Juventus (3-0) le 22 décembre. 

Le prêtre a remplacé le nom des trois rois mages par ceux des buteurs de la rencontre, y compris celui du malheureux latéral brésilien de la Vieille Dame, auteur d’un but contre son camp.

« Je ne veux pas mélanger le sacré et le profane, mais aujourd'hui les rois mages s'appellent Vlahovic, Alex Sandro et Cáceres », a déclaré l’homme d’Église, comme l’a rapporté le Corriere dello Sport.

Fan de San Lorenzo, le pape François, qui a sa carte de socio à Boca Juniors, a sûrement apprécié.

Et pendant ce temps-là, certains attendent encore la venue de Messi !

 

Bon pour une réprimande

L'ancien prêtre Bernard Preynat, 75 ans, avait été condamné à cinq ans de prison pour 20 ans d’agressions sexuelles sur mineurs, le 16 mars 2020.

Il n'a jamais été incarcéré et pourrait ne jamais l'être : son avocat a demandé l'avis d'un collège d'experts pour déterminer si son état de santé était compatible avec une détention. Il était pourtant apparu en bonne santé il y a un an lors de son procès devant le tribunal de Grande Instance de Lyon. 

Après sa condamnation, Preynat avait fait appel de la décision sans être placé en détention, avant de renoncer à cette procédure en novembre 2020. Il pourrait ne jamais connaître la prison.

Et pour cause d'insolvabilité, il ne payera pas non plus de dommages et intérêts.

 

« Compte tenu de l’âge de Preynat, une expertise sera ordonnée par le juge de l’application des peines (JAP) pour savoir si son état de santé est compatible avec l’exécution de la peine », a précisé son avocat Me Doyez, confirmant des informations de la radio RCF.

 

« Vous êtes condamné, vous êtes reconnu coupable, vous avouez les faits et vous voulez vous dédouaner d'aller en prison, en plus de ne pas pouvoir indemniser les victimes... C'est juste fou », a réagi l’une des victimes. « Après toutes ces années de procédure, cela peut donner l'impression aux victimes que la montagne a accouché d'une souris » a commenté l’un des avocats.  

 

Secret des dieux

C'est la fin du secret d'État ou plus précisément la fin du secret pontifical sur les abus sexuels.

Mardi 17 décembre, le pape François a levé le secret sur les délits d’agressions sexuelles dans l’Église catholique, tout en maintenant « un minimum de confidentialité ».  Au Vatican, on parle « d'un tournant historique ». 
Le secret pontifical, appelé parfois secret du pape, est une règle de confidentialité protégeant les informations sensibles relatives à la gouvernance de l'Église universelle, selon la définition du site Le forum catholique : « En substance, les raisons qui avaient conduit le législateur ecclésiastique à introduire, parmi les matières sujettes au secret pontifical, les délits les plus graves » comme les agressions sexuelles « cèdent le pas face à des valeurs qui sont considérées aujourd'hui comme plus élevées et dignes d'une protection particulière », comme « la primauté de la personne humaine blessée

« Les plaintes, les témoignages et les documents des procès concernant les agressions" sexuelles et qui faisaient jusqu'à présent l'objet du secret pontifical pourront désormais être livrés aux magistrats de la justice civile des divers pays », a déclaré le pape François.              
Il a été décidé que la détention de matériel pédopornographique impliquant des mineurs de moins de 18 ans serait désormais considérée comme un grave délit, alors qu'auparavant la limite d'âge était de 14 ans.

Entre 14 et 18 ans, ce n’était pas un « grave délit ». Le souverain pontife a néanmoins affirmé à maintes reprises qu'il existait une limite impossible à dépasser : le secret de la confession demeure absolu, ce qui exclut une dénonciation de faits rapportés en confession.

 

 

 

Cachez ce saint que je ne saurais voir

Le pape argentin impose cependant un minimum d'attention, exigeant que "les informations" sur ces affaires soient "traitées de manière à garantir la sécurité, l'intégrité et la confidentialité (...) afin de protéger la bonne réputation, l'image et la vie privée de toutes les personnes concernées ».       
Qu’est-ce que cela signifie ? Le même jour, François a décidé la levée du secret pontifical et accepté la démission, pour « limite d'âge », de l'ambassadeur du Vatican en France Luigi Ventura.

Celui-ci est sans doute âgé, nous ne le contestons pas, mais il a surtout fait l'objet d'une enquête pour agressions sexuelles à Paris. 

 

Entre le bœuf et l’âne

Deux nouveaux santons ont fait leur apparition à Fourvière : Jeanne Garnier et saint Irénée, père de l’Église de Lyon. Le Progrès du 24 décembre 2020 nous informe : « En 202 [donc après les martyrs de 177], le 2e évêque de Lyon est à son tour martyrisé. »

Manifestement, on n’apprend plus aux journalistes à vérifier leurs sources. On ne connaît pas l’année de la mort d’Irénée (on sait seulement qu’il n’existe plus de texte de sa main après 202).

Ses restes pourraient bien ne pas être authentiques – même si on a établi le contraire …en 1410.

Et la seule mention d’une persécution à son endroit vient d’une légende du Vème ou du VIème siècle, qui aurait fait 19 000 victimes, non compté les femmes et les petits enfants.

Les Lyonnais n’en ont pas gardé le souvenir. « Rien ne permet donc d’affirmer qu’Irénée est mort pour sa foi » écrivait Jean Etèvenaux, dans un ouvrage préfacé par le cardinal Decourtray.

En résumé, une seule source connue : l’eau bénite.

 

Du sabre au goupillon

Olivier Jacques Marie de Germay est le nouvel archevêque de Lyon. Né en 1960 à Tours, il est fils d’un général de division. Après des études en classes préparatoires au Prytanée national militaire de La Flèche, il intègre l'École spéciale militaire de Saint-Cyr à Coëtquidan en 1981 (promotion Grande Armée), d'où il sort officier en 1983. Servant dans les forces parachutistes, au 1er régiment de hussards parachutistes, à partir de 1986, il est déployé notamment au Tchad, en Centrafrique et en Irak.

À la Toussaint 1990, alors qu’il se prépare à prendre le commandement d’une unité parachutiste, il découvre sa vocation et renonce à sa carrière militaire. Il passe par le séminaire de Paray-le-Monial en 1991, le Séminaire universitaire Pie XI, l'Institut catholique de Toulouse puis le Séminaire français de Rome et à l'Institut pontifical Jean-Paul II. Il est ordonné prêtre pour le diocèse de Toulouse le 17 mai 1998 et obtient une licence de théologie morale à Rome en 1999. Ses charges le conduisent à Toulouse, puis à Ajaccio, où il est nommé évêque en 2012. Le 22 octobre 2020, la Conférence des évêques de France annonce que le pape François a nommé Olivier de Germay archevêque de Lyon.

 

Sans pitié !

Réaction du « Mouvement révolutionnaire pour la défense des droits des Afrodescendants et des Africains Anti-Impérialisme, Anti-Néocolonialisme luttant contre la négrophobie et le racisme » :

« Des criminels commandos qui tuent en Afrique deviennent saint par la grâce de l’opus dei »

Olivier CERTAIN de GERMAY de CIRFONTAINE, membre des commandos d’Afrique des forces parachutistes de 1981 à 1991, est intervenu dans des actions brutales et meurtrières, au TCHAD, au Cap VERT, au CONGO, en COTE D'IVOIRE, au MALI, en MAURITANIE, en CENTRAFRIQUE, au SÉNÉGAL.

« De père en fil, les GERMAY ont pris part à des missions-exactions meurtrières et assassines contre les populations africaines en servant les commandos de l’armée française nostalgique du colonialisme, prétendant à chaque fois mener des missions humanitaires et de maintien de la paix. »

La devise de son commando est « sans pitié ».

Nous y reviendrons.

 

 

Aimez-vous sobrement

«Le plaisir de manger sert à vous maintenir en bonne santé en mangeant, tout comme le plaisir sexuel est fait pour rendre plus beau l'amour et garantir la perpétuation de l'espèce» écrit le souverain pontife. Critique de «la bigoterie» qui a parfois fait la loi au sein de l'Eglise, le pape François juge que le plaisir culinaire ou sexuel «est simplement divin», dans un livre d'entretiens publié mercredi 9 septembre en Italie. «L'Eglise a condamné le plaisir inhumain, brut, vulgaire, mais elle a en revanche toujours accepté le plaisir humain, sobre, moral», estime le pape.

…Et si on préfère l’excès ?

 «Le plaisir arrive directement de Dieu, il n'est ni catholique, ni chrétien, ni autre chose, il est simplement divin», souligne François. «Le plaisir de manger sert à vous maintenir en bonne santé en mangeant, tout comme le plaisir sexuel est fait pour rendre plus beau l'amour et garantir la perpétuation de l'espèce.»

…Et si contraception il y a ?

François se montre opposé à «une moralité bigote» refusant la notion de plaisir, qui a existé dans l'histoire de l'Eglise catholique mais constitue «une mauvaise interprétation du message chrétien». Cette vision «a fait d'énormes dommages, qui se ressentent encore fortement aujourd'hui dans certains cas», déplore-t-il. «Au contraire le plaisir de manger comme le plaisir sexuel viennent de Dieu.» Il se pose ensuite une grave question : « Et si une personne est gay et cherche le Seigneur avec bonne volonté, qui suis-je pour le juger ? »

…Et pour ceux qui ne cherchent rien ?

L’Ange de Barbarin

Anecdote rapportée textuellement dans Le progrès du 23 octobre 2020, où l’évêque du diocèse, Emmanuel Gobillard, évoque la personnalité d’Olivier de Germay, successeur de Barbarin : « C’est un homme très humble, très doux, très à l’écoute. C’est un homme qui aime les gens. Il n’est jamais dans une posture, jamais dans la mise en scène de lui-même, mais très à sa place. »

« Un ange passe, poursuit le journaliste. On ne peut s’empêcher de penser que la personnalité du futur Archevêque de Lyon semble éloignée de celle de son prédécesseur. »

Masques de carnaval

La véritable origine du COVID-19 est enfin trouvée pour l’Eglise orthodoxe grecque. « C’est un coup des intégristes qui veulent en finir avec les orthodoxe ». Quant aux masques, « irrévérencieux envers Dieu » et « symboles des païens», ils sont carrément assimilés des « masques de carnaval. »

Baptêmes invalides

Le baptême de Matthew Hood, prêtre du diocèse de Détroit (Etats-Unis), a été invalidé en août 2020, pour cause de mauvaise formulation. S’ordination a également été invalidée, ainsi que les sacrements qu’il a conférés. Il a été officiellement ré-ordonné le 17 août 2020, dixit le site d’information  Detroit Catholic. Il officiait depuis 2017, suite à une première ordination, après ses études au séminaire.

La formulation utilisée par le diacre Mark Springer était : «Nous te baptisons…» Or, la Congrégation pour la doctrine de la foi stipule en substance que foireux sont les baptêmes qui n’utilisent par la formulation officielle «Je te baptise au nom du Père, du Fils et du Saint-Esprit».

Son baptême était nul et  par conséquent, Hood n’était même pas catholique. Il a été re-baptisé le 9 août. Franchissant les neuf cieux à la vitesse du son, il a reçu les sacrements de l’eucharistie et de la confirmation. Après une semaine, il a été ordonné diacre, puis  prêtre deux jours plus tard, le 17 août.

Cas contacts

Il fallait ensuite chercher à contacter les personnes auxquelles Hood avait administré les sacrements, afin que le mal soit réparé.  Car le Père Hood n’était pas habilité à conférer le sacrement du mariage, des malades, de célébrer des messes, ni à prononcer des absolutions.

Concernant les autres sacrements, les personnes peuvent utiliser un formulaire de contact en ligne sur le site de l’archevêché.

Et dire que certains cherchent à se faire débaptiser !

«Bien que l’on pourrait être tenté de voir dans cette démarche une chicane procédurière, le langage utilisé lors de l’administration d’un sacrement est de la plus haute importance, relève un dignitaire compétent. Un baptême n’est pas juste un symbole ou la reconnaissance de quelque chose qui s’est déjà réalisé. Cela provoque un réel changement dans la personne. Eu égard aux effets produits, nous avons le devoir d’être très précis, autant dans les paroles que dans la forme, l’accomplissement et les objets utilisés».

Allons à l’essentiel

Fin juillet, le diocèse de Santa Fe a prévenu ses prêtres qu’ils risquaient de perdre le droit de prêcher si leurs homélies duraient plus de cinq minutes. Cette mesure édictée par l’évêque vise à réduire le temps des messes pour limiter le risque de transmission du Covid-19.

Des messes plus courtes afin d’éviter que les églises ne soient des clusters de transmission du coronavirus. C’est l’objectif que l’archevêque de Santa Fe (Nouveau-Mexique), a assigné aux prêtres de son diocèse. Et les messes ne doivent pas excéder 30 à 40 minutes.

Voici, le 29 mai, le président Donald Trump posant, bible à la main, devant une église anglicane proche de la Maison Blanche. Depuis le début de son mandat, Trump n’avait jamais  hésité à jouer la partition religieuse pour complaire aux chrétiens (le nombre de catholiques étant évalué à 23% de l’électorat). Tout ça en vain.

La photo faisait suite auxémeutes consécutives à la mort de George Floyd. Le fait d’avoir chassé des manifestants pacifiques au moyen de gaz lacrymogènes pour réaliser le «shooting», avait été critiqué même dans les milieux conservateurs chrétiens.

 

Mauvais perdant !

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Vade retro Joe Biden

Début août, le cardinal américain Raymond Burke, «patron» de l’Ordre de Malte, a appelé à refuser la communion à Joe Biden. Le fait de lui tendre l’hostie, at-il déclaré sur Fox News, serait un «sacrilège» eu égard à ses positions sur l’avortement.  Le cardinal Burke appartient à la mouvance de l’Eglise américaine opposée au pape François et largement favorable à Donald Trump. L’archevêque a envoyé au ce dernier, en juin 2020, une fervente lettre de soutien. Il y affirme notamment que les manifestations de «Black Lives Matter» et le confinement imposé dans le cadre de la pandémie sont des éléments d’une campagne apocalyptique menée par les «fils des ténèbres» contre les «fils de la lumière».

 
 

ÉCHOS DES BéNITIERS

 
 

Petit coup d’œil dans le rétro Coronavirus, printemps 2019 : offensive chrétienne pour mettre fin à l’épidémie !

Ils étaient près de 70 000 à s’être inscrits pour invoquer ensemble le nom de Dieu. « Pâques approche et nous ne pourrons nous rassembler dans les églises ou temples à cause du Covid-19, expliquaient-ils.

En réponse à cela, nous appelons tous les chrétiens du monde entier, dans l’unité, à invoquer pendant 3 jours (Jeudi 9, Vendredi 10, Samedi 11 avril) le Nom de Jésus, à 15h, pendant 1 minute, afin de demander la délivrance de nos pays et une régression significative du Covid-19 à Pâques. »

« Notre secours est dans le Nom du Seigneur… » Psaume 123, 8.

« Nous croyons ! Pourquoi 15h ? C’est à 15h que Jésus rendit l’Esprit. Alors unissons nos voix, au dernier cri de Jésus sur la Croix. Comme dit Jésus : « Si vous avez de la foi gros comme une graine de moutarde, vous direz à cette montagne : “Transporte-toi d’ici jusque là-bas”, et elle se transportera ; rien ne vous sera impossible. » (Matthieu 17, 20) »

Loin de nous l’idée de vouloir nous moquer, mais … il faudra trouver autre chose ! (Jésus avait peut-être oublié son masque).

 

 

 

Erreur sur l’année ?

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Faim à la messe

Ou main à la fesse, comme on voudra. C’est pour son appétit libidineux que Luigi Ventura, ancien nonce apostolique en France a été condamné, convaincu d'agressions sexuelles répétées sur la personne de cinq jeunes hommes. Verdict : huit mois de prison avec sursis. Les victimes seront (bien faiblement) indemnisées.

L’agression délibérée sur un fonctionnaire de la mairie de Paris n’était pas passée inaperçue. D’autres n’ont pas été médiatisées. Un séminariste se plaint d'avoir été tripoté dans une sacristie, puis lors de la messe suivante. Ayant dénoncé les faits, il a été expulsé de son séminaire. Et ce n’est pas fini : l'avocat des plaignants a laissé entendre que les accusations ne représentaient que « la partie émergée de l'iceberg ».

En tant que diplomate étranger, Ventura était protégé des poursuites par l'immunité diplomatique.

De gros titres à la gloire du Saint-Siège sont apparus en juillet 2019, lors de la levée sans précédent de l'immunité, qui mettait Ventura à la disposition des autorités françaises. Quel événement !

 

Invoquant les risques de la Covid-19, Ventura n'a pas assisté à son procès. Il n’a pas non plus participé par vidéo depuis Rome. Le Vatican n'est signataire d'aucun traité d'extradition.

 

 

L'avocat de Ventura a prétendu que son jugement a été altéré par une opération du cerveau.

Cette altération n'a pas empêché Ventura de continuer à exercer avec l'autorité du Saint-Siège la fonction de nonce, c’est-à-dire d’ambassadeur officiel. Peut-être n’a-t-on pas besoin de cerveau pour représenter le Vatican.

« La justice française, écrit Keith Porteous Wood (porte-parole de l’AILP), semble être beaucoup plus indulgente envers les princes de l'Église qu'envers les autres. Ventura a apparemment peu payé pour l'effet sur les victimes de son plaidoyer de non-culpabilité, pour avoir monté une défense dérisoire, pour avoir tenté de revenir sur la levée de son immunité et pour avoir contribué à la ruine de la vocation d'un séminariste. »

 
 

 ÉCHOS des BÉNITIERS

 

Le pauvre homme !

Le cardinal George Pell, 78 ans, ex n°2 du Vatican, est sorti de prison après l’annulation de ses condamnations par la Haute Cour d’Australie, la plus haute juridiction australienne. Il a été acquitté des cinq chefs d’accusation de violences sexuelles sur deux enfants de chœur de 13 ans dans les années 1990, au bénéfice du doute.

Réagissant peu après l’annonce de son acquittement, le cardinal a estimé que l’arrêt avait réparé « une grave injustice » « Je ne veux pas que mon acquittement ajoute à la douleur et à l’amertume que beaucoup ressentent ; il y a certainement assez de douleur et d’amertume. »

 

Il aurait tort de se priver

Bernard Preynat, ancien prêtre de Lyon, condamné lundi à 5 ans de prison ferme pour agressions sexuelles sur mineurs, a fait appel de sa condamnation. Aucun mandat de dépôt n’avait été prononcé à son encontre. Bernard Preynat a été condamné pour avoir agressé pendant plus de 20 ans, des scouts qu’il encadrait à Sainte-Foy-lès-Lyon dans les années 70 et 90. Il est considéré comme l’un des plus grands prédateurs sexuels de France. 

 

Je m’en lave les mains

Alors que l'Italie a été placée en quarantaine pour freiner l'épidémie de coronavirus, le pape François a incité les prêtres à se porter au chevet des personnes atteintes.

Une volonté qui risque de contrevenir à certaines mesures sanitaires prises contre le Covid-19.

Le pape a prononcé des mots forts : « Prions le Seigneur pour nos prêtres, pour qu'ils aient le courage de sortir et d'aller visiter les malades, portant la force de la parole de Dieu et l'Eucharistie, et d'accompagner le personnel médical et les bénévoles dans le travail qu'ils accomplissent. »

 

Lourdes : pas de miracle

Pour la première fois de son histoire, le sanctuaire de Lourdes a fermé ses portes, dès le début du confinement. Le secteur hôtelier, dans cette deuxième ville hôtelière de France, organise «la résistance ».

Attirant chaque année des millions de catholiques du monde entier, dont nombre à la santé fragile, le sanctuaire de Lourdes a annoncé début mars une série de mesures pour se prémunir contre le coronavirus, notamment la fermeture des bassins où s'immergent les pèlerins dans l'espoir d'une guérison.

Pas de relâche pour autant : « les prières continuent au sanctuaire, avec les chapelains qui vont prier du matin au soir à la grotte » où, selon la tradition chrétienne, la Vierge est apparue à Bernadette Soubirous en 1858.

Les fidèles pourront bénéficier des chaînes télévisées catholiques.

 
 

Le commerce de la bondieuserie est donc menacé. Cette épidémie, juste avant l'ouverture de la saison des pèlerinages, est une « catastrophe » pour Lourdes, affirme Josette Bourdeu, maire de la « deuxième ville hôtelière de France » qui attire chaque année des millions de visiteurs.

Christian Gélis, président de l'Union des métiers et de l'industrie de l'hôtellerie des Hautes Pyrénées et de Lourdes, espère pour rebondir un allongement de la saison des pèlerinages à octobre ou novembre.

 

 

 

Punis pour nos péchés

Les évêques de France ont décidé de faire sonner toutes les cloches des églises de France, le mercredi 25 mars, à 19h30. Les catholiques célèbrent ce jour-là l’Annonciation. Par ce geste, les évêques souhaitent exprimer le soutien de l'Église à « la nation toute entière » touchée par la pandémie.

Les évêques de France invitent tous les Français à déposer une bougie à leur fenêtre « en signe d’espérance. » Pour l’instant on a surtout entendu des applaudissements.

L’Église catholique espère que cette épreuve permettra d’accélérer les « changements de mode de vie que nous savons nécessaires depuis des années. »

 

 

 

 

Que fait la Sainte Vierge ?

À Lyon, la fête de l’Annonciation a été un peu particulière : à 18H15, une messe confinée à la basilique de Fourvière a été retransmise sur YouTube. À 19H30, Mgr Michel Dubost, administrateur apostolique sede plena

du diocèse et successeur du cardinal Barbarin, a béni la ville du haut de l’esplanade de Fourvière avec l’ostensoir et l’hostie consacrée, comme c’est la tradition habituellement le 8 septembre pour le Vœu des Échevins.

Pour le moment, Marie fait la sourde oreille.

 

Pour faire face au coronavirus, le clergé polonais appelle à davantage de messes

En Pologne, pour faire face au coronavirus, tous les rassemblements et événements culturels ont été annulés.

Si le pays se cloître pour lutter contre la propagation du virus, l’Église de Pologne a pris des mesures et des positions particulières en ces temps d’épidémie.

Alors que les autorités polonaises mettent en place des mesures drastiques pour lutter contre la propagation du coronavirus, le clergé polonais a appelé le 14 mars à un redoublement de prières et d’offices religieux dans ses paroisses.

 

Évangélisme U.S.

Aux Etats-Unis, des millions d'évangéliques considèrent que c'est presque une hérésie de croire que le réchauffement climatique a son origine dans les activités humaines, et le nient presque au même titre que la théorie de l'évolution et du Big Bang.

Le pasteur évangélique de Seattle Mark Driscoll a dit dans un sermon de mai 2013 que « les chrétiens n'ont pas besoin de prendre soin de l'environnement parce que Jésus reviendra pour nous. »

En septembre 2016, le pasteur Dawlin Ureña a agressé les environnementalistes avec ces mots : « Celui qui lit les études sérieuses sur cette fraude ne peut que conclure que le prétendu changement climatique est une des plus astucieuses combines que les socialistes ont inventées pour redistribuer la richesse. »

 

Apocalypse now

En Israël, certains juifs orthodoxes refusent de fermer les écoles talmudiques. Mesure complètement justifiée. « Sans les enfants qui étudient la Bible, le monde ne survivra pas, et ce danger est plus grand que le coronavirus ».

 

Bolsonaro

Le président du Brésil, Jair Bolsonaro, a d’abord dénoncé les mesures de confinement ordonnées face au coronavirus par différents États et municipalités de son pays, les comparant à une politique de la « terre brûlée » qui menace de ruiner la première économie d'Amérique latine. 

Après son baptême en 2016, Jair Bolsonaro est devenu un « frère dans la foi », un homme qui croit en la Bible, aux yeux de millions de Brésiliens ordinaires. Pour les pasteurs, le fait que quelqu'un prenne les drapeaux contre les droits LGBT, l'avortement et maintienne les exemptions fiscales des églises, a déjà fait de lui un homme moral, car comme nous l'avons vu, parler de « valeurs et principes » dans le droit évangélique signifie restreindre les droits sexuels et génésiques. Et rien d'autre n'a d'importance.

 

Baisse de la criminalité en Nouvelle-Zélande

La Nouvelle-Zélande vient d’adopter, par 68 voix contre 51, un projet de loi historique qui établit l'avortement comme une question de santé au lieu d'un crime comme depuis 40 ans.

Cet amendement indique qu'une femme doit disposer de la possibilité d'avorter jusqu'à 20 semaines de grossesse, sur conseil de son médecin. Passé ce délai, une femme enceinte devra passer un test et deux médecins devront convenir qu'un avortement est la bonne décision.

Le sabre contre le goupillon

Dans la nuit du 11 au 12 avril vers minuit, les fidèles traditionalistes se sont réunis en l’église Saint-Nicolas-du-Chardonnet, malgré l'interdiction de rassemblement. Une messe clandestine donc, comme au bon vieux temps des Catacombes de Rome.

Sur place, les policiers du commissariat des 5e et 6e arrondissements, prévenus par un appel signalant des bruits d'orgue, ont rencontré une personne sortant de l'église. Elle leur a confié qu'environ plusieurs personnes étaient rassemblées à l'intérieur de l'édifice. Les forces de l'ordre ont alors alpagué le prêtre qui a écopé d'une amende de 135 euros pour non-respect des règles imposées pendant la période de confinement. Non mais !