ÉCHOS DES BENITIERS

Miracle judiciaire
Le procès avait déjà été repoussé pour un problème de document non traduit adressé au représentant du Vatican convoqué devant la justice française. Problème réglé par depuis. Mais 17 septembre dernier, le Saint-Siège a informé le ministère français des affaires étrangères qu’il refusait de notifier au cardinal Luis Ladaria Ferrer, préfet de la Congrégation pour la doctrine de la foi, sa nouvelle citation à comparaître devant la justice française, invoquant son immunité de juridiction : Ferrer, représentant d’un État souverain, serait l’équivalent d’un diplomate.
ZOOM

L'Église orthodoxe au bord du schisme
L'Église orthodoxe russe a annoncé aujourd'hui à Minsk rompre ses liens avec le Patriarcat de Constantinople après sa décision de reconnaître une Église orthodoxe indépendante en Ukraine.
Le 14 septembre, le patriarche de Moscou, Cyrille, a dû convoquer un «Saint Synode» extraordinaire.
L'Église orthodoxe de Russie, s'oppose en effet à la constitution d'une Église orthodoxe indépendante en Ukraine, protégée par l'autorité morale du patriarcat de Constantinople.
Le Patriarcat de Moscou a averti que des troubles pourraient se produire en Ukraine entre partisans des deux Églises rivales. Certains prêtres de paroisses loyales à Moscou ont même appelé leurs fidèles à se tenir prêts à se défendre contre d'éventuelles opérations de force destinées à s'emparer de leurs églises.

Magie noire
Inaugurée en 2011 sur le parvis de la basilique de Fourvière pour les 25 ans de la visite du pape à Lyon, la statue de Jean-Paul II vieillit mal. Un souci technique défigure cette sculpture en bronze de plus de 4 mètres de haut, désormais constellée de taches noires.
Irréparable, puisque la fonderie de Bagnolet a mis la clé sous la porte en 2014. « On a l’impression que Jean-Paul II a la lèpre » se désole un prêtre. D’autres y voient un signe de la prochaine élection d’un pape africain.

 

L’ECHO DES BENITIERS AN II 112 JUILLET 2008


Au Ciel, mais pas trop vite…

D’après le Progrès du 21 juillet, les autorités de Fourvière s’émeuvent des effets nocifs provoqués par les antennes des opérateurs de téléphonie mobile installées sur les flèches de la basilique. Normalement, cela ne devait rapporter que de l’argent. Mais voilà aussi les ennuis.
Dans l’entourage de Barbarin, on s’interroge sur les décès successifs de MM. Balland, Decourtray (tous deux d’un cancer) et Billé, alors que M. Barbarin est atteint d’un cancer de la prostate. Tout cela est aussi mystérieux que la malédiction du pharaon !
Par prudence, l’archevêché aurait commandité des mesures au CRIIREM, organisme d’étude sur les rayonnements électromagnétiques.
Et si on fermait le site ?

Office du vin office divin

Tandis qu’en Australie le malheureux Benoît XVI n’en finit pas de présenter des excuses pour les écarts sexuels de son clergé, une nouvelle affaire émeut la France gallicane..
A Juilly (Seine-et-Marne), le père François B., organisateur d’une petite sauterie de fin d’année avec ses élèves de 1ère, paraît avoir consommé (et fait consommer) de l’alcool avec une modération insuffisante. S’ensuivirent quelques propos grossiers, ainsi que des impositions des mains déplacées sur quelques jeunes filles présentes.
Une année sabbatique pour l’éducateur.

Tripotages lourdais

Remerciements au Canard enchaîné qui a révélé l’affaire : le père Zambelli, recteur des sanctuaires de Lourdes et anciennement de Lisieux, aurait détourné des dons effectués par des pèlerins. Alors qu’il perçoit un traitement annuel de 8700 euros, le saint Esprit aurait déposé 427 000 euros sur son compte en banque personnel. Il s’agirait de plus d’une pratique ancienne, l’ancien compte normand du prélat faisant apparaître des soldes très confortables. L’enquête est en cours, mais la justice attendra que la visite papale soit passée pour rendre ses conclusions. D’après le substitut général, cette venue n’influe « pas spécialement » sur le rythme des investigations.

Si avec ça on ne construit pas l’Europe…

Après les communautés de communes, voici les communautés d’élus ! Lourdes s’apprête à accueillir, lors de la fête de Pâques 2009, le premier pèlerinage d’élus, maires, conseillers généraux ou régionaux, à l’appel de trois sénateurs et de deux députés créateurs de l’association « Chrétien élu public ». Il est vrai qu’être parlementaire s’apparente à un sacerdoce. Avec tous ces citoyens qui n’en font qu’à leur tête !

Le Fils de l’Homme viendra comme un voleur… (Matthieu, chap. 24)

Et le frère Ephraïm, fondateur de la communauté des Béatitudes, est toujours en fuite, depuis 2006, pour avoir tondu ses brebis avec trop de fougue évangélique. Certaines ont porté plainte.
La communauté en question (reconnue par l’Eglise) prône le retour au christianisme primitif, moins corrompu : annonce de l’Evangile et service des pauvres.

Délivrez-nous des guerilleros

Chavez ? Sarkozy ? Uribe ? Mais qui donc a délivré Ingrid Bétancourt ? Vous n’y êtes pas : après une visite chez Benoît XVI et un pèlerinage à Lourdes, celle-ci a révélé le fin mot de l’affaire : c’est la sainte Vierge qui a joué le rôle décisif, assistée par « tous les saints ». Avec de pareils appuis, l’issue ne pouvait pas faire de doute. On s’est sûrement inquiété pour rien. Mais quand même : six ans et demi pour opérer un miracle…

 

 

 ECHOS DES BéNITIERS

 AN II 169 AVRIL 2018

« Brûlons la métisse ! »

 
 

Scandale à Orléans : la jeune femme qui doit incarner Jeanne d’Arc lors des « fêtes Johanniques » de 2018 a été victime d’insultes racistes sur les réseaux sociaux dès l’annonce de sa participation.

La presse a parlé d’un « déferlement de propos insultants ».

 

La jeune femme se nomme Mathilde Edey Gamassou. Elle n’est même pas anglaise !

Mais d’origine béninoise par son père et polonaise par son père. Tout ça est très cosmopolite.

Le procureur de la République d’Orléans a ouvert une enquête pour « incitation et provocation à la haine raciale ». Deux comptes Twitter sont visés par la procédure. 

Les auteurs des tweets racistes encourent cinq ans de prison. Aux oubliettes !

 Prenez et touchez, ceci est mon flingue

Chez nous, on bénit les cartables et les machines à sous. En Pennsylvanie, à Newfoundland, ce sont les armes à feu. Une cérémonie a été organisée par le World Peace and Unification Sanctuary.

Le révérend Sean Moon, fils du messie autoproclamé Sun Myung Moon et créateur de l'Unification Church, a prié pour «un royaume de police de paix et de milice de paix où les citoyens, à travers le droit divin de garder et de se déplacer avec des armes, pourront se protéger mutuellement et protéger la prospérité humaine

Des mécréants d’une école primaire située à proximité ont préféré déplacer leurs élèves pour la journée, prétextant craindre des incidents durant la bénédiction.

Des manifestants ont osé parlé de « secte religieuse armée ». Il faut savoir que depuis les récentes

tueries de masse l’hérésie anti-armes gagne du terrain aux USA. Il y a des croisades qui se perdent.

 Les trois p’tits loups et le grand méchant cochon

Un prêtre de 45 ans a été mis en examen dans le Gard pour « corruption de mineurs » et « chantage », faits passibles de 7 ans de prison. Le procureur a demandé le placement sous contrôle judiciaire du prêtre, dont la paroisse n'a pas été précisée.

Corruption de mineurs ? Rien que de très banal en apparence. Le piège à jouvenceaux l’est moins.

L’affaire a éclaté lorsque trois jeunes adolescents ont expliqué avoir été attirés sur internet par une jeune fille de leur âge sous pseudo féminin. Or la donzelle était en fait le prêtre quadragénaire, visiblement bien conservé. Pour la (le) séduire, les trois mineurs ont donc fourni au prêtre des photos où ils s’étaient dénudés. Après quoi l’homme de Dieu est suspecté d'avoir fait chanter l’un des jeunes en le menaçant de diffuser les images sur les réseaux sociaux.

Ce sont des parents, alertés par leur fils, qui auraient dénoncé les faits. Le groupement de gendarmerie du Gard a réussi à identifier les adresses IP des ordinateurs, et le prêtre a été confondu. Nous aussi.

Les voies du malin sont bien ténébreuses.

 "Compelle intrare"

Révélé par le Journal du Dimanche : le facétieux Premier ministre Edouard Philippe a lancé un défi à Gérard Collomb, ministre de l'Intérieur, avec une bouteille de vin comme enjeu. Il s’agissait, lors des Questions au gouvernement le 21 janvier dernier, de citer le philosophe saint Augustin.

Pari tenu ! Apostrophé sur son projet de loi sur l'asile, Collomb a ouvert son propos par cette citation : « J'aimais aimer et, aimant aimer, je cherchais qui aimer. »  Augustin, pour Collomb, « C’est un grand philosophe qui disait : "Amabam amare et amans amare quid amarem quaerebam". »

Augustin est accessoirement l’inventeur du dogme du péché originel, sans lequel nous ignorerions notre culpabilité foncière. Et aussi, ce qui ne doit pas déplaire à notre ministre de l’Intérieur, le premier Père de l’Église à avoir appelé à la répression des hérétiques par le bras armé de l’autorité impériale. Les paysans pauvres d’Afrique du nord s’étaient révoltés au nom de l’évêque Donat contre le clergé de la Province. « Compelle intrare : force-les à entrer (dans l’Église). »

Répression ou soumission pour le salut de leur âme, au nom de l’Amour augustinien.

 Esclavage urbi

Les sœurs (généralement de façon anonyme) n'hésitent pas à comparer leur quotidien à une forme d'esclavage au service des cardinaux et des évêques.

Selon sœur Marie, certaines nonnes, effrayées à l'idée de mettre leurs familles dans l'embarras en dénonçant les religieux, ne tiennent que « grâce à la prise d'anxiolytiques ».

Sœur Cécile revendique un salaire : « Je n'hésite plus à dire que je désire être payée. Il ne s'agit pas de viser la richesse, mais nous voulons vivre dignement et simplement ». Et d'ajouter : « Derrière tout cela se cache l'idée qu'une femme vaut moins qu'un homme et, en particulier dans l'Église catholique, qu'un prêtre est tout et une nonne rien ».

 

Pour la première fois, jeudi 1er mars, des religieuses du Vatican ont dénoncé, via L'Osservatore Romano, quotidien du Vatican, leurs conditions de travail, l’absence de salaire et les phénomènes d'inégalités flagrantes entre hommes et femmes au sein de l'Église catholique.

Des religieuses docteures en théologie sont cantonnées soir et matin aux corvées ménagères.

 

Esclavage orbi

Le Pape a plaidé pour « libérer les esclaves d’aujourd’hui », sous forme d’un « dialogue ouvert » devant la commission internationale catholique sur les migrations. « La libération des miséreux, des oppressés et de ceux qui sont persécutés est une partie intégrante, aujourd’hui comme hier, de la mission que Dieu a confié à l’Église », a rappelé le Pape, qui a simplement oublié de parler du sort des religieuses. C’est ballot ! Surtout que son intervention tombait le 8 mars, journée de la femme.

 Il faut rendre à César…

Le Saint-Sépulcre, présumé site du tombeau du Christ, a été fermé au public, dimanche 25 février à midi, dans la vieille ville de Jérusalem-Est. Les responsables des trois Églises chrétiennes qui administrent ce lieu hautement touristique dénoncent des mesures fiscales prises par l’exécutif israélien.

La mairie de Jérusalem veut faire payer des impôts sur certaines propriétés des Églises considérées comme « commerciales ». Le litige porte sur un arriéré de paiement de 152 millions d’euros.

Sur le parvis, Théophile III, le patriarche grec orthodoxe de Jérusalem, Nourhan Manougian, son homologue arménien orthodoxe et Francesco Patton, le custode de Terre sainte (supérieur de l’ordre

catholique des Franciscains), ont justifié, dans un communiqué conjoint, une décision « sans précédent », en réponse à « la campagne systématique contre les Églises et les communautés chrétiennes de Terre sainte » menée par Israël.

Vexés d’être considérés comme de vulgaires marchands du temple, les autorités religieuses du

St Sépulcre ont décidé d’aller à l’affrontement. « En signe de protestation, nous avons décidé de

prendre cette mesure sans précédent de fermer l’église du Saint-Sépulcre. »

Benoît XVI y va franco

La plus grande béatification de masse de l’histoire à eu lieu à Rome : 498 religieux déclarés martyrs, tués par les républicains aux premiers jours de la guerre civile espagnole. Un million d’Espagnols devaient faire le voyage, 50 000 seulement sont venus (pour beaucoup membres de l’Opus Dei).

D’après Benoît XVI, la cérémonie n’avait rien de politique, seul « l’amour du Christ » la justifiait. On s’étonne de tout ce ramdam suscité en Espagne…

Des auréoles partout

« La sainteté n’est pas réservée à quelques élus » a déclaré le même Benoît XVI à l’occasion de la Toussaint. Du haut de sa fenêtre au Vatican, il a appelé tous les êtres humains à devenir saints. Diable ! Chacun d’entre nous est concerné. Comment faire ? Cela consiste, explique benoîtement le pape,  «  à vivre comme des fils de Dieu en suivant les chemins de la liberté ». Si l’on comprend bien, il faut suivre l’exemple des  nouveaux auréolés espagnols. Après ça, si on s’y met tous, il ne restera pas grand-chose de la République.

D’un autre côté, si la sainteté se démocratise !

Trop de sainteté nuit

Le Père Christian Von Wernich en sait quelque chose. Depuis le 5 juillet dernier, ce prêtre argentin comparaît devant le tribunal de la Plate (Buenos Aires) où il doit répondre de complicité pour 42 enlèvements, 31 cas de torture et 7 assassinats. Entre 1976 et 1983, il s’était pourtant donné le beau rôle : gagnant la confiance des prisonniers, il leur promettait de leur éviter la torture s’ils voulaient bien donner de menus renseignements. Hélas ! la justice de Dieu n’est pas celle des hommes, et il faudra un peu de patience au Père von Wernich pour gagner la couronne du martyr. La justice suit donc son cours, à quand le procès en canonisation ?

 

Saint et iconoclaste

Encore un procès, cette fois en France : l’abbé Michel Cicculo, curé de St-Etienne-du-Grès,  n’avait pas aimé la fresque que le peintre Jacques Descordes avait réalisée dans la chapelle Notre-dame du Château (Bouches-du-Rhône). Les quatre évangélistes s’y trouvaient pourtant représentés sous la forme traditionnelle d’un aigle, d’un lion, d’un taureau et d’un ange. Mais on voyait les couilles du taureau, et l’ange avait de petits seins. Certains auraient déposé un baiser sur l’œuvre d’art, et ç’aurait été déjà un grand crime. Mais « on n’a pas le droit de peindre des horreurs sur une fresque », et l’abbé Cicculo, pris d’un divine colère, a carrément détruit et recouvert la fresque.  Vendredi 16 novembre, l’abbé Cicculo a été condamné à 600 € d’amende.

Le veau d’or est toujours debout !

Voilà ce que doit penser l’Eternel après le détournement de 130 000 euros par le trésorier des Témoins de Jéhovah (Association Vénissieux-sud). Cet argent était destiné à l’acquisition du local de la rue Langevin, dont l’association est locataire et où se réunissent 400 fidèles (Le Progrès – 14/11/07). Compromettre son salut pour une somme aussi dérisoire ! C’est à pleurer.

Elle nous enterrera tous

On se souvient qu’à La Salette, le 22 juillet dernier, un car de pèlerins polonais  avait terminé sa course au bas d’une descente. Bilan de cette visite mariale, vingt-six âmes quittèrent cette vallée (alpine ) de larmes.

La sainte Vierge a récidivé lundi 5 novembre en Espagne. De retour du pèlerinage de Fatima, le car a heurté une voiture et fini au fond d’un ravin : 15 morts et 5 blessés dans un état critique.

Ce n’est pas le moment d’aller à Lourdes.

ECHOS DES BENITIERS AN II JANVIER 2018

 

Pas de parité chez les Rois mages

Non, non, non, non. La présence annoncée d'une drag-queen en pyjama au défilé des Rois mages a fait la grosse polémique en Espagne. Il s’agit d’une chanteuse transgenre. Sa présence dénaturerait cette parade prisée des niňos, auxquels les Rois distribuent bonbons et cadeaux, comme au Tour de France.

C’est pourtant « pour la diversité et l'égalité », motifs généreux, que la drag-queen La Prohibida (« L'Interdite » en espagnol) devait monter sur un char, vêtue d'un pyjama en peluche, lors d'un des 17 traditionnels défilés de l’Epiphanie. Elle n’était pas déguisée en roi mage et de toute façon il y avait 15 autres chars des plus classiques. « L'Épiphanie doit être respectée, comme on respecterait n'importe quelle festivité de n'importe quelle religion », a déclaré José Luis Martinez Almeida, porte-parole du Parti populaire (PP, conservateur), qui a accusé la maire de gauche de « dénaturer Noël ».

Lors des « Cavalcades des Rois » espagnoles, trois personnes déguisées en Gaspard, Melchior et Balthazar montent sur un char, avec toutes sortes de personnages, pas tous liés à la tradition chrétienne.

 A Madrid, l’extrême gauche revisite la parade

Dans le quartier madrilène de Vallecas, la célébration traditionnelle des Rois Mages venant rendre hommage à l’Enfant-Jésus a fait place à un défilé façon gay-pride. Par décision du président du Conseil (élu du parti d’extrême gauche Podemos), la parade des Rois Mages du quartier madrilène de Vallecas a été remplacée par un défilé de « reines mages » organisé par le lobby LGTBQI.

Les trois « reines » choisies par le lobby LGBTQI étaient une drag-queen, une danseuse de cabaret et une fille issue du milieu « hip hop ». Un char plein de couleurs, de paillettes, décoré avec le drapeau arc en ciel du lobby homosexuel, et supportant les trois « reines » en question, voilà le programme prévu.

Avec une Sainte-Famille remplacée par « une famille diversifiée de deux mamans, qui sont en couple, avec leurs jumeaux et les enfants d’une école de danse, entre autres ». Il faut que la société évolue.

 

Papistes !

Une relique de Jean-Paul II a été volée dans l’église de Sainte-Orse, en Dordogne. La boîte en métal doré, installée dans le pilier d’un baptistère moderne, contenait un morceau de tissu de six centimètres sur deux provenant d’une ceinture du pape Jean-Paul II, portée le 13 mai 1981, le jour de l’attentat qui avait failli lui coûter la vie.

La petite église romane du XIe siècle, rénovée, voyait passer des personnes venues se recueillir devant cette relique, offerte par l’abbé Jean-Marc Nicolas, qui préside la commission d’art sacrée du diocèse.

Il existe de très nombreuses reliques de l’ancien pape dans le monde entier : un morceau de tissu imprégné de son sang avait déjà été volé en octobre 2017 dans une église italienne.

 Le vicaire bénit le bar PMU

A la veille de sa béatification, Blaise Pascal, spécialiste des paris et inventeur de la machine à calculer, va être content. A Saint-Genis-Laval, le bar PMU de la Place, rouvert depuis septembre dernier, a été illico baptisé par le vicaire des paroisses de Saint-Genis-Laval et Irigny, accompagné de son diacre.

Une grande première en la matière. « Ce n’est pas seulement un lieu de travail mais aussi de vie », commentait l’homme de Dieu qui a aussi béni les machines du quinté et quelques autres.

 Bénédiction des cartables

Ça fait déjà plus sérieux … au cours d’une messe à Montanay. « Seigneur, nous te présentons chacun notre cartable. Aide-nous à le remplir de connaissances. Aide-nous à avoir aussi de la place pour y mettre notre cœur. Qu’ainsi tout ce que nous avons à apprendre nous aide à faire le bien. » (Le Progrès, 6 septembre 2017)

 Di Falco

Les abus sexuels concernent : principalement : l’Eglise ; accessoirement : les milieux du show-biz.

Mgr Di Falco, 76 ans, ex-évêque de Gap, est à la fois prêtre et vedette des media.

Il était dans l’ordre des choses que ces infortunes lui arrivassent :

Le tribunal de grande instance de Paris a examiné son assignation au civil, un plaignant lui réclamant près de

600 000 euros pour des abus sexuels sur mineur dont il l’accuse dans les années 70. Mgr Di Falco avait été visé en 2001 par une plainte au pénal. Le comédien Pierre-Jean Pagès, 57 ans, l’accusait de viols et agressions sexuelles entre 1972 et 1975, alors qu’il dirigeait le collège privé Saint-Thomas d’Aquin à Paris.

« Dans ce dossier, les faits sont implacables », a plaidé l’avocat du plaignant. « La prescription est le moyen facile d’éviter d’être jugé ». Indiquant que son client voulait demander « des millions », l’avocat a lancé :

« J’aurais préféré un euro symbolique, ç’aurait eu plus de classe ». Il a toutefois réclamé plus de 560 000 euros à Mgr di Falco au titre des préjudices subis.

Le jugement a été mis en délibéré au 12 mars.

 

La chapelle Saint-Michel du château de Moncé, à Saint-Firmin-des-Prés (Loir-et-Cher), a été vendue aux enchères.

Il s’agit de la première vente aux enchères d’une chapelle appartenant à un particulier, d’autant plus insolite que l’acheteur devait s’engager à démonter l’édifice délabré pour le remonter ailleurs. « Il va falloir compter trois mois de travaux pour le démontage de la chapelle » précise l’ancien propriétaire.

 La vente a été un succès. La chapelle Saint-Michel du château de Moncé, à Saint-Firmin des Prés (Loir-et-Cher) a été vendue 20 000 € par le docteur Jacques Waynberg, l’un des pionniers de la sexologie en France. L’acheteuse est une femme habitant la Sologne, qui a une grande propriété, collectionneuse d’objets d’art religieux.

Trois personnes ont participé aux enchères qui ont commencé à 5000 €.

 

Vente à emporter

 Semper eadem

Un prêtre pédophile niçois vient d’être « mis en cause de manière grave par des personnes aujourd’hui adultes », comme l’a fait savoir Jean-Michel Prêtre, procureur de la République. C’est son nom.

Le diocèse avait annoncé la suspension d’un curé de la région de Nice accusé d’attouchements sexuels.

Le 5 février, le parquet de Nice a évoqué « un très grand nombre de victimes potentielles ».

Ce prêtre a longtemps exercé au collège Stanislas, prestigieux établissement niçois, puis a été aumônier dans deux autres établissements scolaires catholiques. A la rentrée 2017, il a été écarté.

 « Miracle » ! … le 70ème reconnu par l'Église catholique

Sœur Bernadette Moriau, aujourd'hui âgée de 79 ans, souffrait du syndrome dit « de la queue de cheval », (la partie terminale de la moelle épinière). Depuis 1987, cela l'empêchait de marcher.

Le miracle est intervenu, selon l'Église, le 11 juillet 2008 et a été annoncé ce 11 février 2018 par l’évêque d'Amiens ( jour de la fête de Notre-Dame-de-Lourdes, et 160e anniversaire des apparitions de la Vierge Marie à Bernadette Soubirous).

À l'unanimité moins une voix, le Bureau Médical International de Lourdes a conclu que la guérison de Soeur Bernadette Moriau « reste inexpliquée dans l'état actuel de nos connaissances scientifiques.» Il y a donc eu une personne pour penser qu’elle était explicable. Il s’en trouve toujours aussi peu, dans les media, pour faire remarquer que des guérisons inexpliquées se produisent dans les hôpitaux publics … hors de tout contexte religieux.